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Madivial contre Inter-Entreprises : tout se joue ce mercredi au tribunal à Fort-de-France !

Madivial contre Inter-Entreprises : tout se joue ce mercredi au tribunal à Fort-de-France !

C’est ce mercredi 26 juin que les deux affaires contre Inter-Entreprises initiées par la société Madivial pour diffamation sont jugées au tribunal de Fort-de-France. Deux affaires abusives, destinées à nuire et faire taire à l’unique magazine économique des Antilles-Guyane.

Pas moins de deux plaintes pour diffamation ont été déposées en septembre 2017 par respectivement Sylvie Bouton, directrice de Madivial, et Ange Milia, président de Madivial, suite à la parution de notre hors-série spécial coopératives animales ce même mois de l’année 2017, réalisé par Inter-Entreprises après une enquête fouillée auprès toutes les organisations de la filières viandes et les services de l’Etat concernés.

Ces plaintes pour diffamation sont articulées autour de deux citations de David Jarrin, ancien dirigeant de Coop-Gelma. Celle de Sylvie Bouton est extraite de l’article intitulé “Les lapins sacrifiés sur l’hôtel du profit”. Le paragraphe en question dit en substance : “Coop-Gelma fait partie de ces coopératives qui présentaient un passif au moment de la fusion dont les comptes sont devenus positifs en une nuit. Celui de Coop-Gelma s’élevait à 70 000€. “Les comptes ont été trafiqués par Sylvie Bouton avec la complicité du centre de gestion”, a déclaré David Jarrin, président de Coop Gelma et administrateur de Madivial à cette époque.” La plainte porte sur la partie de la citation mise en gras.

Une volonté de faire taire Inter-Entreprises

La plainte d’Ange Milia porte sur l’article intitulé : “Caraïbes Agro, une pièce maîtresse”. La citation est la suivante : “Selon David Jarrin, le système comportait quelques particularités : “Madivial a décidé de vendre sa production, notamment des poulets, à perte, à la société Caraïbes Agro. Elle a notamment vendu à cette même société de la marchandise congelée en fin de date limite de consommation (DLC) à un prix dérisoire. Cette marchandise bradée était fortement subventionnée par le Poséi. En contrepartie, le gérant de Caraïbes Agro a versé des sommes, d’environ 4000€ à chaque fois, en espèces, puis en chèques, aux dirigeants de Madivial, soit Ange Milia, président de Madivial et de l’AMIV, Fabrice Marquet, directeur de Madivial, Roger Trancoq, ancien directeur de Madivial” et à lui même, comme il l’a détaillé dans une plainte qu’il a déposée le 27 juin dernier devant le tribunal de grande instance de Fort-de-France.

A Inter-Entreprises, nous considérons ces deux plaintes comme abusives et entachées du désir de nous nuire. En effet, alors que ces propos aient été tenus durant une conférence de presse en présence d’Alfred Marie-Jeanne, président de la Collectivité territoriale de Martinique, et devant l’ensemble de la presse locale qui en a fait de nombreux relais aussi bien écrits, qu’audios et vidéos, seule le média Inter-Entreprises se retrouve devant le tribunal de Fort-de-France.

La volonté de nuire en mettant en difficulté financière Inter-Entreprises s’exprime également dans les dommages et intérêts demandés par ces deux représentants de Madivial.

Payer en effet des dommages et intérêts alors que nous n’avons fait que notre travail, c’est-à-dire reporter des faits démontrés qui font d’ailleurs l’objet de nombreuses plaintes et d’une enquête du service national des douanes judiciaires pour des faits d’abus de biens sociaux et notamment de fraudes aux subventions du Poséi, est proprement insupportable.

Le travail de la rédaction d’Inter-Entreprises relève de l’information indispensable à chaque Martiniquais afin qu’il comprenne les processus économiques en cours dans leur région et qu’ils soient au fait notamment les mécanismes de détournement de fonds publics mis en œuvre par certains.

Ce mercredi 26 juin à partir de 8h au tribunal de Fort-de-France, en Martinique.

 

 

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