Économie

Financement en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane : le Crédit Agricole re-signe avec l’Adie

Financement en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane : le Crédit Agricole re-signe avec l’Adie

La Crédit Agricole Martinique-Guyane et le Crédit Agricole Guadeloupe viennent de renouveler l’abondement au fonds de prêt de l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie).

La Crédit Agricole Martinique-Guyane et le Crédit Agricole Guadeloupe viennent de renouveler l’abondement au fonds de prêt de l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie). Pour un total de 6 M€, ce sont 4 M€ destinés aux microcrédits en Martinique et en Guyane et 2 M€ pour la Guadeloupe. En 2019, l’Adie a prêté 12 M€ à des micro-entrepreneurs dont 5 M€ en Martinique, 3 M€ en Guyane et 4 M€ en Guadeloupe. Sur ces 12 M€, le Crédit Agricole apporte 6 M€.

En Martinique, L’Adie a accompagné 902 personnes, dont 679 pour des microcrédits professionnels d’un montant maximum de 12 000€ et 223 microcrédits mobilité, d’un montant maximum pour financer un moyen de locomotion. L’Adie propose également des dispositifs d’assurance pour les locaux et les véhicules avec Allianz. En Guyane, en 2019, ce sont 900 personnes qui ont bénéficié des mêmes dispositifs financiers.

Par ailleurs, dans la perspective des élections municipales, l’Adie a réalisé un sondage avec l’institut BVA auprès de 902 créateurs d’entreprise qu’elle accompagne dans ses 140 agences, dont celles des Antilles-Guyane. Ainsi, huit entrepreneurs interrogés sur dix considèrent qu’ils ne sont pas suffisamment soutenus par leur maire. Ils regrettent de ne pas avoir à leur disposition des locaux pas chers, qu’il n’existe quasiment aucune aide de la part des communes et intercommunalités, que les municipalités ne donnent aucune information particulière sur la fiscalité dont ils pourraient bénéficier, qu’il n’y a aucun espace d’animation participative pour échanger avec les élus, ni aucun tiers lieu (espace de coworking, pépinière…) permettant de soutenir les activités naissantes. Par ailleurs, les créateurs d’entreprise interrogés regrettent le faible déploiement du très haut débit et d’une manière générale la faiblesse des réseaux. Ils soulignent également la difficulté d’accès aux marchés publics.

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