Blog de Francette

Un nouveau monde se construit

Coup de boutou, coup de pouce…

Coup de boutou, coup de pouce…

La guerre se prépare entre les constructeurs automobiles et les concessionnaires, et mine de rien, petit soutien des autorités financières aux banques par temps de crise…

Gros temps en perspective chez les concessionnaires automobiles : les constructeurs envisagent en effet d’ajouter un avenant aux contrats de distribution, concernant particulièrement les bases de données clients. Cette volonté inquiète les concessionnaires : leurs craintes portent sur le risque de se voir déposséder des données de leurs clients. Les contentieux peuvent en effet fleurir car le règlement général sur la protection des données (RGPD) est précis sur ce point : tout transfert de données personnelles de clients ne peut se résoudre par un simple avenant. Les distributeurs devront, d’une part, informer les clients des nouvelles finalités, des nouveaux destinataires de leurs informations personnelles et d’autre part, obtenir, dans le cadre d’une relation BtoC, le consentement de chaque client. L’impact sur la gestion administrative des distributeurs risque d’être très lourd à l’heure où le secteur automobile enregistre des fortes baisses de chiffre d’affaires. A cela s’ajoute le fait que les concessions sont en droit de revendiquer la propriété des données de leur clientèle, élément qui est l’essence même du droit de la distribution : une question qui a souvent été discutée devant les tribunaux. Les anciens amis jaugent leurs forces… avant la déclaration de guerre !

Relancer l’immobilier… coûte que coûte !

Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a annoncé un assouplissement des conditions d’octroi des crédits immobiliers. Le taux d’endettement a été porté à 35% maximum, contre 33% jusqu’alors, et la durée maximale du crédit allongée à 27 ans au lieu de 25 en cas d’achat d’un bien à construire (VEFA), ou dans l’ancien à condition que les travaux représentent au moins 25% du coût total de l’opération. Le HSCF accorde en outre aux banques une marge de flexibilité de 20% du volume de leur production, notamment pour les clients qui acquièrent leur résidence principale et pour les primo-accédants. Le HCSF demande enfin aux banques d’inclure systématiquement le coût de l’assurance de prêt dans le calcul du taux d’endettement des emprunteurs. Jusqu’alors, toutes les banques ne prenaient pas en compte l’assurance dans leurs calculs. Relèvement du taux d’endettement, allongement de la durée de remboursement : un coup de pouce pour le secteur bancaire.

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