Gestion

Bien aborder la cession d’entreprise

Céder une entreprise nécessite de combiner bon timing, bon repreneur et bonne approche de la démarche. Quelques conseils pour celles et ceux qui y sont contraints.

Céder une entreprise nécessite de combiner bon timing, bon repreneur et bonne approche de la démarche. Quelques conseils pour celles et ceux qui y sont contraints.

 

1/ Les préalables

Afin de maximiser et multiplier les opportunités de reprise, il convient de mener des recherches de financement et de repreneurs en parallèle des premiers signes de faiblesse manifestés par l’entreprise. Cette anticipation permet non seulement de débuter au plus tôt les négociations en vue de la cession, mais également d’économiser d’importantes sommes d’argent.

Il faut ensuite traiter les problèmes de trésorerie et ainsi favoriser les chances de reprise et rassurer les créanciers, les investisseurs et les actionnaires. Conserver un climat de confiance et de transparence avec ces différents acteurs est, par ailleurs, tout aussi important, d’autant qu’il influencera positivement les potentiels repreneurs.

Soigner le business plan en le rendant réaliste et en évaluant de la façon la plus précise possible les besoins financiers de l’entreprise : c’est la dernière étape à ne pas négliger.

2/ La suite

Afin d’éviter tout déboire juridique, il est dans l’intérêt du cédant, qu’il soit actionnaire ou dirigeant, de porter une grande attention au repreneur et d’étudier ses offres en détail. En effet, en cas de défaillance prolongée, le cédant peut être sanctionné par le tribunal de commerce. Ainsi, assurez vous que le projet formulé par votre repreneur potentiel soit réaliste et crédible. Par ailleurs, n’hésitez pas à imposer certaines conditions susceptibles de vous protéger juridiquement en cas de doute, ou même à refuser une offre.

Accompagner l’acheteur dans la période de transition permet également de maximiser les chances de succès de la greffe.

Sachez enfin que votre transaction peut faire l’objet d’une homologation par le tribunal de commerce dans le cadre de conciliation à la condition que l’entreprise ne soit pas en cessation de paiement depuis plus de quarante-cinq jours. Cette homologation est profitable aux deux parties dans la mesure où elle permet à l’entreprise de faciliter la résolution de ses difficultés et est un gage pour les partenaires tels que les banques ou les fournisseurs.

 

A RETENIR

> Enclenchez les démarches de recherche de financement et de cession de l’entreprise dès premiers signes de faiblesse.

> Le tribunal de commerce peut tenir le cédant responsable des éventuelles défaillances de son ancienne entreprise si elles ont lieux jusqu’à dix-huit mois après la cession. Le tribunal considère cette période douteuse et peut donc supposer que cette situation a été engendrée par la négligence du cédant.

> Afin de bénéficier de l’homologation de la procédure de cession par le tribunal de commerce, l’entreprise ne doit pas être en cessation de paiement depuis plus de quarante-cinq jours.

 

 

 

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