Économie

Financement. Trois questions à Pierre-Louis Deumier, Directeur Antilles-Guyane de BNP Paribas

Financement. Trois questions à Pierre-Louis Deumier, Directeur Antilles-Guyane de BNP Paribas

BNP Paribas Antilles-Guyane : clarté et réalisme

Quelles ont été vos performances en 2018 en matière de création d’entreprises ?

En création et en reprise d’entreprise pures, BNP Paribas Antilles a investi 18 M€ en 2018. Il y a en fait très peu de projets de création d’entreprise en fait, sauf en immobilier. Il y a un peu plus de projets de reprise d’entreprise par les salariés. Ces projets sont portés aux trois quarts par des hommes. Une majorité de ces projets tournent autour de l’agroalimentaire, mais peu dans le secteur du tourisme par exemple et peu dans l’industrie, ce qui est dommage.

Qu’attendez-vous d’un porteur de projet pour que cela se passe bien ?

Le premier critère est la personnalité de l’entrepreneur : nous devons percevoir ses capacités. Le projet doit en outre être clair : le porteur de projet doit connaître son marché, son territoire et en avoir une vision réaliste. Nous voulons aussi un engagement financier minimum de 10 %, c’est son socle de fonds propres. Enfin, il faut un business plan, mais nos experts en crédit peuvent aider. En création, en fonction de la demande, nous débloquons en quinze jours à un mois.

Quelles sont vos objectifs pour 2019 ?

L’objectif global est augmenter le financement de la création d’entreprises aux Antilles-Guyane : plus il en aura, plus nous les financerons. Les montants sont aujourd’hui faibles, nous sommes loin de nos limites. Nous souhaitons de bons dossiers dans tous les secteurs, industriels, artisanaux… Par exemple, il manque de bons ferronniers dans nos territoires pour alimenter les chaînes industrielles existantes.

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