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Prix des carburants

Rubis aux Antilles et en Guyane : un tiercé toujours gagnant !

Rubis aux Antilles et en Guyane : un tiercé toujours gagnant !

Jacques Riou, associé-gérant de Rubis, explique à Les Echos Investir comment il ne perd jamais d’argent sur ses marchés de niche aux Antilles et en Guyane !

Au début est le questionnement. Ensuite, la compréhension est comme un minuscule point lumineux dans le lointain : au fur et à mesure qu’on s’en approche, il devient puissant, éblouissant même !

C’est ce que j’ai ressenti en lisant une interview de Jacques Riou, associé-gérant de Rubis.

Rubis, vous savez, le propriétaire de la Sara depuis mai 2015.

Et bien, le grand patron de Rubis a longuement expliqué, avec un certain plaisir teinté de fierté, à notre confrère Les Echos Investir qui est Rubis et sa stratégie toujours gagnante sur ses marchés toujours de niche. Ce genre d’interview est un exercice obligé pour qui veut rassurer ses investisseurs : l’action de Rubis est en effet sous la barre des 40€ alors que les investisseurs tablaient sur 50€ !

Première phrase à toujours garder en tête face à un interlocuteur de Rubis et donc de la Sara :  “Nous ne produisons pas. Nous sommes des distributeurs!” 

Deuxième phrase choc de cette interview majeure : “Nous apportons l’énergie aux utilisateurs finaux, les entreprises et les particuliers, et nous en assurons le stockage. Nous avons une sensibilité très faible aux prix du pétrole. Qu’il monte à 150 $ ou tombe sous 15 $, nous vendons avec une marge et, depuis trente ans, nous réalisons de très bons résultats dans les deux cas.“ ! Et des dividendes toujours en hausse pour les actionnaires !

En clair, la formule des préfectures, c’est du pipo !

Autre phrase encore : “Nous avons du pricing power, c’est-à-dire que nous sommes capables de faire passer des hausses de prix à nos clients. Ce qui fait la résilience de l’entreprise, c’est d’abord cette imperméabilité aux prix du pétrole et c’est ensuite son positionnement sur des marchés de niche stables et diversifiés en Europe, aux Caraïbes et en Afrique.” 

Voilà une explication claire : le prix des carburants aux Antilles et en Guyane, ce sont avant tout des prix garantis par l’Etat aux actionnaires de la Sara, qu’il tonne, qu’il grêle sur les marchés ; la formule présentée de mois en mois est un écran de fumé jeté devant les yeux des consommateurs, la main sur le cœur, sous couvert de vie chère.

Mr Riou explique aussi comment Rubis a passé l’année 2020 de “manière remarquable” selon son expression, comment le bénéfice net de cette année là, “n’a fléchit que de 9% par rapport aux bénéfices records de 2019” ! Pour rappel, en 2019, la Sara a contribué à hauteur de 22% au résultat net du groupe.

Chaque Guyanais, chaque Martiniquais et chaque Guadeloupéen doit avoir lu cet article afin qu’il comprenne bien la hauteur et la technicité de ce hold-up quotidien dans leur porte-monnaie.

Et ce, d’autant que les carburants augmentent encore de 1 à 3 centimes ce 1er juillet.

Prenez soin de vous.

 

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