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deux mises en examen pour diffamation pour Francette Florimond !

Madivial :

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Le juge renvoie Francette Florimond devant le tribunal correctionnel, mais suggère d’attendre la fin de l’enquête pénale du service national des Douanes judiciaires pour abus de biens sociaux et fraudes aux subventions Poséi à l’encontre des dirigeants de Madivial.

Ce sont comme des cadeaux de Noël au pied du sapin avant l’heure.

Francette Florimond, directrice des Editions Inter-Entreprises, a été mise en examen le 19 décembre et le 21 décembre, respectivement pour diffamation à l’encontre de Sylvie Bouton, directrice de la coopérative Madivial, et d’Ange Milia, le président de la même coopérative de commercialisation des viandes de Martinique.

Les faits remontent à la publication du Hors série d’Inter-Entreprises de septembre 2017 intitulé : “Coopératives animales : le château de cartes s’écroule !” Après une enquête approfondie dans le secteur des coopératives animales de Martinique notamment,  et sur les conditions des fusions qui ont permis la création de la coopérative Madivial, deux citations, dans un document 40 pages, ont servi de base à ces deux mises en examen de notre directrice de rédaction.

Dans les deux cas, aussi bien pour Sylvie Bouton que pour Ange Milia, il s’agit de citations de David Jarrin, lui même éleveur et partie prenante active au sein de Madivial à l’époque. David Jarrin a en outre redis ces même propos lors d’une conférence de presse en février 2017, devant tous les médias de l’île qui les ont également restitués tels quels.

Une enquête pénale en cours

Dans le cas de Sylvie Bouton, la citation est la suivante, tiré de l’article intitulé “Filière cuniculicole en Martinique : les lapins sacrifiés sur l’hôtel du profit” : <<Coop Gelma fait partie de ces coopératives qui présentaient un passif au moment de la fusion dont les comptes sont devenus positifs en une nuit. Celui de Coop Gelma s’élevait à 70 000 €. “Les comptes ont été trafiqués par Sylvie Bouton avec la complicité du centre de gestion”, déclare David Jarrin, président de Cop Gelma et administrateur de Madivial à cette époque. >>

Pour ce qui concerne Ange Milia, la citation est tirée de l’article intitulé “Caraïbes Agro, une pièce maîtresse” : <<Selon David Jarrin, le système comportait quelques particularités : “Madivial a décidé de vendre sa production, notamment des poulets, à perte, à la société Caraïbes Agro. Elle a notamment vendu à cette même société de la marchandise congelée en fin de date limite de consommation (DLC) à un prix dérisoire. Cette marchandise bradée était fortement subventionnée par le Poséi. En contrepartie, le gérant de Caraïbes Agro a versé des sommes, d’environ 4000€ à chaque fois, en espèces, puis en chèques, aux dirigeants de Madivial, soit Ange Milia, président de Madivial et de l’MIV, Fabrice Marquet, directeur de Madivial, Roger Trancoq, ancien directeur de Madivial” et a lui même, comme il l’a détaillé dans une plainte qu’il a déposée le 27 juin dernier devant le tribunal de grande instance de Fort-de-France.>>

Conscient que des affaires pénales en cours pouvant aboutir à des jugements peuvent directement impacter ces mises en examen, le juge d’instruction a assorti son renvoi d’un paragraphe instructif : “Il convient toutefois de noter qu’une enquête pénale a été initiée le 6/07/2017 auprès du service national des douanes judiciaires pour des faits d’abus de bien sociaux et notamment de fraudes aux subventions du POSEI. Il apparaît donc qu’il existe un lien étroit entre les faits jugés diffamatoires par le plaignant et ceux qui font l’objet d’une enquête pénale. Dès lors, il conviendra à la juridiction de jugement de surseoir à statuer dans l’attente des résultats de l’enquête en cours.”

Nous ne manquerons de vous tenir informés de la suite de ces deux mises en examen.

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