Blog de Francette

Le festin des repus

Le festin des repus

Ceux là même qui veulent “rendre le capitalisme plus juste” sont ceux qui agissent dans le dark-business…

Le ministère de l’Economie et des Finances organise les 17 et 18 juillet prochains à Chantilly le #G7Finance, c’est-à-dire une rencontre des ministres des Finances et des gouverneurs de Banque Centrale du G7, à savoir du Canada, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des Etats-Unis d’Amérique, auxquels s’ajoutent le président de l’Eurogroupe, le commissaire européen aux affaires économique et financière, le directeur général du FMI par intérim, le secrétaire général de l’OCDE et le président de la Banque mondiale. Que du beau monde au chevet de la finance mondiale devenue folle.  Un beau monde qui par ailleurs se déchire…

Ce #G7Finance est la dernière réunion avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui doit se tenir à Biarritz du 24 au 26 août. Pour cette rencontre à Biarritz, la France a décidé de choisir comme thème la lutte contre les inégalités, ambition qui se traduit pour les ministres des Finances et consort par “rendre le capitalisme plus juste”. Un intitulé qui donne l’impression que les vrais problèmes seront enfin sur la table.

Loin du monde réel

En regardant dans le détail, la France articulera son propos autour de quatre priorités. La première : construire la fiscalité de demain. Cela veut dire nouvelle taxation internationale des géants du numérique, la lutte internationale contre l’évasion fiscale, etc.

Le second objectif est de construire un capitalisme plus durable, à savoir développer la finance verte pour parvenir à la transition écologique, le tout adossé à un capitalisme stable, à savoir luttant contre la spéculation, le cyber-risque et les concentrations massives.

Enfin, le quatrième angle est de construire un capitalisme équitable en renforçant la transparence sur les écarts salariaux, en améliorant les investissements dans les pays en développement et l’inclusion financière des femmes, en particulier en Afrique.

Cette rencontre, si elle est importante parce qu’il faut toujours mieux parler que s’ignorer, ressemble tout de même à un festin de repus, très éloignés du monde réel. Quelques exemples : l’inclusion financière des femmes n’est pas nécessaire et indispensable qu’en Afrique ; ceux qui appellent à un capitalisme stable sont les mêmes qui interviennent dans le dark-business ; quant à la fiscalité, elle a encore du mal à frapper juste. Encore un petit effort Messieurs… puisque ces rencontres sont encore largement dominées par la gente masculine.

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