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Grand port maritime la Martinique pose sa stratégie à 2023

Grand port maritime la Martinique pose sa stratégie à 2023

Le Grand port maritime de la Martinique a imaginé une stratégie qui devrait lui permettre de se transformer en un outil pérenne pesant le moins possible sur les finances de l’État.

Parce que sa capacité d’autofinancement est insuffisante pour renouveler dans de bonnes conditions ses 317 M€ d’actifs et parce que le secteur du transport maritime est en mutation profonde, le Grand port maritime de la Martinique a imaginé une stratégie qui devrait lui permettre de se transformer en un outil pérenne pesant le moins possible sur les finances de l’État. Comme les GPM de Guadeloupe et de Guyane, le GPM de la Martinique est en effet un établissement public industriel et commercial propriété de l’État.

La stratégie imaginée par le directoire du GPM, validée par son conseil de développement, s’articule en trois axes. Le premier : le GPM de la Martinique veut devenir un port entrepreneur, c’est-à-dire qu’il se montrera désormais plus offensif sur le développement des trafics, aussi bien containérisés que vrac et passagers. Ainsi, le GPM prévoit d’investir 50 M€ pour une centaine de mètres linéaires de quais qui devraient recevoir 20 000 EVP supplémentaires et générer 46 M€ de richesse supplémentaire, notamment grâce à l’installation d’un quatrième portique grâce à un investissement de 12,5 M€. La croisière est également considérée comme stratégique : l’objectif est de sécuriser le traitement des 500 000 croisiéristes actuels et d’accroître sensiblement ce nombre en étant agile pour ce qui concerne l’offre d’infrastructures tout en étant le moins impactant possible sur l’environnement. Pour y parvenir, le GPM de la Martinique envisage de proposer dans un délai court un point d’approvisionnement de carburant à faible teneur en soufre, voire de gaz naturel liquéfié, aux navires. Quant au trafic de passagers inter-îles, l’objectif est d’accompagner son développement pour atteindre 200 000 passagers accueillis par an, contre 160 000 aujourd’hui.

Pour le vrac solide et liquide, le GPM de la Martinique veut devenir un hub pour les produits du BTP et des céréales dans la Caraïbe.

Être un port entrepreneur passe aussi par la modernisation de la zone de réparation navale et de carénage, un appel à candidatures est d’ailleurs en cours. L’objectif est de créer un hub de réparation navale de dimension interrégionale pour la grande plaisance, avec un modèle économique performant. Cette même approche entrepreneuriale sera développée pour parvenir à la création d’un hub numérique, avec notamment l’implantation de data-centers.

La stratégie “port citoyen” se base sur l’anticipation des problèmes, des ressources et des compétences sociales, par l’accompagnement au changement en structurant le dialogue social grâce à la multiplication d’espaces d’échanges. Il s’agit aussi d’améliorer la relation ville/port en rendant accessibles au plus grand nombre les espaces, les métiers, et en développant le dialogue avec les pouvoirs publics.

Enfin, pour le GPM de la Martinique, être un port vert signifie se rapprocher au maximum de la stratégie “Zéro déchet”, “Zéro carbone”, “Zéro intrant chimique”, “Zéro exclusion” et “Zéro vulnérabilité” voulue par la Trajectoire Outremer 5.0 du gouvernement.

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