Environnement

Eco-Organismes : mutualiser enfin

Eco-Organismes : mutualiser enfin

Depuis plusieurs années, il y avait comme un malaise dans l’organisation du tri des déchets outre-mer, et singulièrement aux Antilles-Guyane.

Depuis plusieurs années, il y avait comme un malaise dans l’organisation du tri des déchets outre-mer, et singulièrement aux Antilles-Guyane. Si lors de leur demande d’agrément la plupart des éco-organismes voyaient l’outre-mer entrer dans leur périmètre, peu d’entre eux dont le premier d’entre eux, Citéo pour les déchets ménagers, ne menaient d’actions particulières de collecte ou de mise en place de filières de traitement outre-mer. Certains s’étaient même prémunis de toute attaque en étant parvenus à obtenir du ministère des Outre-Mer des dispenses d’actions !

Depuis 2017, les choses ont commencé à changer… à tout petit pas, sans doute poussées par la législation devenant de plus en plus contraignante et parce que la France se retrouvait condamnée par l’Union européenne pour non-traitement des déchets outre-mer, singulièrement en Guadeloupe.

En 2017 donc, Entreprises & Environnement, une association martiniquaise créée en 1994 pour sensibiliser les entreprises à l’environnement et fleurir les ronds-points, a été mandatée par l’Ademe et les éco-organismes devant être présents aux Antilles-Guyane pour lever les freins à leur action dans ces territoires.

Entreprise & Environnement est l’animateur de la plate-forme pour la Martinique et le référent pour la Caraïbe, en étroite collaboration avec C2D Consulting pour la Guadeloupe et Acorpe pour la Guyane. Ces sociétés sont chargées d’assurer le lien entre les éco-organismes, les entreprises et les collectivités.

Une feuille de route en cinq étapes a été définie : favoriser des solutions locales de valorisation ; favoriser le réemploi et la réutilisation ; accompagner le développement de transport inter-DROM et COM pour le traitement des déchets ; favoriser le déploiement de points d’apport volontaire multifilières en proposant la reprise d’un pour un ; et enfin mettre en œuvre des actions de communication multifilières.

En deux ans de travaux et tractations, la participation financière des éco-organismes n’est pas encore stabilisée : l’Ademe supporte pour l’instant le principal de la dépense. En revanche, les représentations commencent à se préciser (voir encadrés ci-contre).

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