Environnement

Déchets photovoltaïques : les professionnels doivent s’y mettre

Déchets photovoltaïques : les professionnels doivent s’y mettre

Contenu carbone des panneaux, emprise foncière et biodiversité, recyclabilité et consommation de matériaux… : la filière photovoltaïque doit réduire son impact sur l’environnement.

Contenu carbone des panneaux, emprise foncière et biodiversité, recyclabilité et consommation de matériaux… : la filière photovoltaïque impacte l’environnement. Même si l’impact est plus faible par rapport aux énergies fossiles, la filière sait qu’elle doit travailler sur les différents aspects. La première bonne pratique consiste à travailler sur le recyclage et la réparabilité des panneaux. L’Ademe préconise une trentaine d’actions à mettre en place d’ici à cinq ans, à dix ans et au-delà. Ainsi, outre de baisser les consommations d’eau et d’énergie des usines, la feuille de route met l’accent sur la réduction des déchets et la réutilisation des matières. Plusieurs pistes sont évoquées dont la récupération du silicium lors de la découpe, le recyclage des sous-produits de silicium, du chlore et de l’hydrogène nécessaires à la purification du métal. Pour y parvenir, l’Ademe resence les freins techniques et économiques comme par exemple la réincorporation des déchets de fabrication alors que le prix à la baisse des matières vierges rend peu compétitives les matières recyclées. L’agence estime toutefois que, pour chaque typologie de déchets, il faudrait envisager de fixer un objectif de taux de recyclage pour 2025. Pour l’instant, avec une durée de vie de 25 ans en moyenne, les panneaux usagés de sont pas nombreux, raison supplémentaire pour améliorer les process et les débouchés du recyclage des produits photovoltaïques.

L’une des pistes est également de diffuser d’avantage de données sur ces sujets pour intensifier la recherche et développement. L’objectif étant de fabriquer des modules à plus haut rendement, jusqu’à 40% supplémentaires, et plus fiables comme les panneaux bifaciaux ou encore la combinaison de silicium et de couche mince, etc. Outre la relocalisation des productions pour encore faire baisser le coût carbone des panneaux pour l’instant principalement fabriqués en Asie, il est aussi question de limiter l’impact environnemental des centrales au sol en développant les implantations sur bâtiments. Sur ce plan, les collectivités locales ont un rôle à jouer. Une piste est de déployer un réseau de conseillers techniques qui pourraient venir en soutien aux collectivités.

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