Stratégie

Cybersécurité : Orange Business Services Antilles-Guyane muscle son offre

Cybersécurité : Orange Business Services Antilles-Guyane muscle son offre

Pour cet opérateur télécoms aux côtés des entreprises, protéger la donnée est indispensable.

Les équipes d’Orange Business Services aux Antilles-Guyane n’ont pas chômé en 2020 : “Une fois que le président de la République a annoncé le confinement, nous avons immédiatement compris que nos métiers allaient être au cœur de la bonne stratégie présidentielle face à la pandémie. En trois semaines, nous avons déménagé l’entreprise au domicile de nos collaborateurs et nous tirons un grand coup de chapeau particulier aux services commercial et technique qui ont tenu à poursuivre l’assistance des clients malgré la crise sanitaire en allant au contact”, déclare, encore tout ému, Patrice Leplomb, directeur d’Orange Business Services Antilles-Guyane. Il est vrai que la période a été chaude : “Outre d’accompagner nos équipes, nous avons dû faire face à une vraie détresse de beaucoup de nos clients et être en capacité de leur proposer rapidement des solutions”, confirme-t-il.

Pour y parvenir, la chaîne de décision a été modifiée : “Nous avons privilégié une liaison directe agence entreprise/clients/service technique et avons priorisé nos interventions. Nous avons d’abord assisté les hôpitaux, les pompiers, les services de l’État, la police et toutes les entreprises annexes à ces secteurs.” Ainsi, chez le client, le commercial validait directement la solution avec le service technique, ce qui évitait des allers-retours, permettant une installation et une sécurisation plus rapides des systèmes.

 

Installer la confiance

L’indispensable pour parvenir à un tel résultat est la confiance. Grâce à elle, Orange Business Services a pu maintenir l’activité dans toute l’entreprise malgré le confinement. Cependant, le covid-19 n’a pas été sans conséquence : “Nous avons perdu 10 % de nos 32 000 clients, surtout de petites entreprises qui, dès mai, se sont retrouvées en incapacité de fonctionner et ont donc été liquidées. Elles étaient en majorité dans le secteur du tourisme, dans les loisirs touristiques, la location de bateaux, de voitures…

En ce qui concerne les produits, ceux qui ont été immédiatement les plus demandés concernaient la cybersécurité. “Pendant le confinement, les organismes de santé et plus largement les entreprises ont subi des attaques massives. Ces entités ont dû en un temps court changer leur manière de travailler, et nous aussi. Nous savons maintenant gérer du multicloud, c’est-à-dire du stockage de données sur des serveurs en France et à l’étranger tout en garantissant un niveau optimal de sécurité.

Orange Business Services Antilles-Guyane travaille en effet avec des entreprises sensibles, comme le Centre national d’études spatiales (CNES) et le Centre spatial guyanais (CSG), sa filiale en Guyane. Impossible de mettre leurs données sensibles sur des serveurs implantés aux États-Unis. Depuis 2018, ce pays dispose d’un Data Act, une législation qui leur permet de “fouiller” dans les données stockées dans les serveurs installés sur leur territoire. En revanche, l’accès par ces serveurs est plus rapide pour un certain trafic que par ceux installés en Europe. Les informaticiens d’Orange ont su mettre au point des solutions qui sont maintenant déployées aux Antilles-Guyane.

D’une manière plus globale, la cybersécurité est appelée à devenir une offre majeure pour Orange : “Nous-mêmes subissons des attaques toutes les 2 secondes, et nous sommes très attentifs au matériel que nous déployons. Par exemple, nous n’utilisons pas d’antennes du constructeur chinois Huawei en Europe parce que nous y avons découvert des “back doors” qui lui permettraient d’aspirer les données. Nous déployons en outre une surveillance constante du “dark” et du “deep” web : c’est là que se vendent les mots de passe et identifiants avant les attaques. Nous proposons ce service à nos clients.” Selon ce spécialiste de la cybersécurité, les attaques vont continuer à se développer et il est même estimé qu’en 2025 le marché de la cyberattaque sera plus important que celui des drogues…  parce que le risque de faire de la prison est moindre, et avoir un go-fast coûte nettement plus cher qu’un simple ordinateur, même gonflé.

 

Muscler la sécurité de son organisation

Orange Business Services muscle donc son offre pour tout ce qui concerne le “voyage de la donnée”, à savoir la collecte, le stockage, le traitement et la protection. La société incite également à changer les habitudes. “Nous incitons nos clients à développer la culture du risque auprès de chacun de leurs collaborateurs. Il faut savoir que 80 % des attaques se produisent tout d’abord par l’envoi en masse de messages sur les boîtes mail ou sur les portables : il faut les jeter systématiquement. Ensuite, par le Wi-Fi gratuit : chacun doit garder en tête que quand c’est gratuit, c’est vous qui êtes le pigeon !

Face à l’incertitude encore présente, Orange Business Services Antilles-Guyane est serein : “Depuis le confinement, nous disposons d’un plan de continuation d’activité nettement plus clair, parce que nous l’avons retravaillé en profondeur. Nous pouvons être encore surpris, mais le covid-19 nous a rendus collectivement plus forts.” L’indispensable pour lui est de déployer le plus rapidement la fibre ou l’ADSL : “Cette pandémie nous montre que la connectivité, c’est très important pour ne perdre personne !”.

 

Les leçons du confinement

Tout s’est passé très vite : en trois semaines, 70 des 120 collaborateurs d’Orange Business Services Antilles-Guyane se sont retrouvés en télétravail. Dossiers, portables, équipements (chaises, casques…) sont passés d’un lieu à divers autres, Orange s’étant attachée à créer les conditions de travail les plus optimales pour ses collaborateurs dans ces nouveaux espaces de travail. Cela dit, 75 % des collaborateurs d’Orange Business Services sont de niveau cadre et exercent donc leur activité avec un certain niveau d’autonomie. Par ailleurs, l’organisation de l’opérateur télécoms étant déconcentrée, passer en télétravail dans ces conditions ne présentait pas de grandes difficultés. Pour preuve, Orange Business Services Antilles-Guyane n’a pas constaté de baisse de la productivité de ses collaborateurs ; au contraire, ils se sont montrés encore plus investis, notamment le service technique qui a tenu à poursuivre l’activité une fois les protocoles sanitaires définis. Cependant, chez Orange Business Services Antilles-Guyane, la gouvernance a observé que sur la durée, cette organisation ne tient pas : le personnel a besoin de lien social. Pendant le confinement, pour pallier ce problème, des cafés virtuels étaient organisés ainsi que des réunions pas forcément professionnelles… pour alléger la pression. La grande crainte du management était d’ailleurs qu’un salarié flanche et qu’un drame se produise. L’entreprise garde encore le traumatisme des suicides survenus dans ses rangs en 2008 et 2009.

Massifier et inscrire le télétravail dans la durée ne paraît pas envisagé chez Orange Business Services Antilles-Guyane : “seuls” 40 % des salariés sont favorables au télétravail. Il s’achemine donc vers un mix de deux à quatre jours de télétravail par semaine. Orange fait également encore évoluer son système informatique de manière à ce que l’assistance technique aux téléopérateurs possible dans le système installé et sécurisé dans l’entreprise soit au même niveau dans les PC utilisés par les collaborateurs à leur domicile.

 

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