Environnement

PETITION

Chlordécone : un éventuel classement qui ne passe pas !

Chlordécone : un éventuel classement qui ne passe pas !

Le député de la Guadeloupe Olivier Serva a lancé une pétition qui cartonne. Maintenant, à Serge Letchimy, député de la Martinique, et Justine Bénin, députée de la Guadeloupe, à fournir aux juges les documents qu’ils auraient éventuellement perdu !

Nous reproduisons in extenso, la pétition lancée par le député de la Guadeloupe Olivier Serva, suite à l’intention éventuelle des juges de classer sans suite les poursuites engagées depuis 14 ans par des associations de Guadeloupe et de Martinique ensemble.

Nous invitons également le député de la Martinique Serge Letchimy qui a déclaré que les documents éventuellement perdus par les juges se trouvent dans le dossier qu’il a constitué, avec la députée de la Guadeloupe Justine Bénin, lors de la commission d’enquête parlementaire voilà 2 ans, à les remettre aux juges. Voire à les mettre sur les réseaux sociaux afin que chaque Martiniquais, chaque Guadeloupéen concerné par ce problème, puisse lui aussi les déposer ou les envoyer au tribunal concerné. Un acte citoyen pour que la justice passe en quelque sorte.

Rappelons ce fait historique : 92% de la population vivant en Martinique, 95% de celle vivant en Guadeloupe sont contaminés.

Le chlordécone traverse le cordon de la femme enceinte et contamine l’enfant à naître. Et, dans son plan stratégique à 10 ans, à savoir à 2030, l’INRAE, l’institut de recherche français, ne prévoit aucune recherche spécifique sur la décontamination des humains et des sols par ce pesticide !

Nous devons simplement ne plus laisser faire cette atteinte à la vie même.

Voilà la pétition envoyée au président Emmanuel Macron, A Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, à Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, à Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer.

Elle devrait également être transmise à Olivier Veran, ministre de la Santé.

Voilà la pétition.

“Ensemble, disons « non à la prescription » des faits de pollution de nos terres au chlordécone qui ont contribué à rendre malades de nombreux compatriotes et souscrivons totalement au combat des victimes pour la reconnaissance juridique de leurs souffrances et pour leur réparation en Guadeloupe et Martinique.

Trois associations de Martinique et quatre de Guadeloupe ont été auditionnées mercredi 20 et jeudi 21 janvier 2021 en visioconférence par deux juges d’instruction du pôle santé du tribunal judiciaire de Paris.

Ces auditions intervenaient 14 années après le dépôt de leur plainte en 2006 pour mise en danger de la vie d’autrui du fait de la pollution des terres guadeloupéennes et martiniquaises au chlordécone.

Ces actes de procédure qui s’inscrivent dans un dossier particulièrement sensible en Guadeloupe et en Martinique, ont laissé apparaître des doutes de la part des juges d’instruction sur une éventuelle prescription de l’action au regard du caractère ancien des faits.

Si les juges considéraient effectivement l’action prescrite, cela serait une humiliation pour les Martiniquais et les Guadeloupéens.

Maître Harry DURIMEL, avocat des parties civiles dans ce dossier et également Maire de la Ville de Pointe-à-Pitre, l’ayant sollicité, Olivier SERVA le Député de la 1ère circonscription s’associe à l’indignation collective dans ce dossier.

Dans le prolongement de cette sollicitation et sur proposition de celui-ci, le Député a adressé une lettre au Président de la République afin de l’informer qu’il comptait déposer une proposition de loi en faveur de l’imprescriptibilité des infractions liées à la pollution au chlordécone afin que les victimes puissent recevoir réparation.

SIGNEZ LA PETITION POUR QU’ENSEMBLE NOUS PUISSIONS DIRE NON A LA PRESCRIPTION DU CRIME CHLORDÉCONE”

Partager cet article :

Suggestion d'articles :