Économie

Accord Union européenne-Mercosur : les productions de sucre et de bœuf risquent d’être déstabilisées

Accord Union européenne-Mercosur : les productions de sucre et de bœuf risquent d’être déstabilisées

Cela fait 20 ans que l’Europe et le Mercosur négocient.

Le G20 vient de s’achever à Tokyo et certaines dispositions auront des effets sur l’activité outre-mer et singulièrement aux Antilles-Guyane. Il s’agit de l’accord commercial entre la Commission européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). C’est l’accord commercial le plus vaste signé par l’Union européenne : il concerne 770 millions d’habitants et 18 000 Md€ de PIB. Son application est soumise à trois critères. Tout d’abord, le respect de l’accord de Paris : c’est la première fois qu’une telle demande est inscrite dans un texte commercial. Le second critère est le respect des normes européennes environnementales et sanitaires. Et enfin, la protection des filières sensibles dans le cadre des quotas, en particulier pour le bœuf et le sucre. Il est donc prévu pour la première fois une clause de sauvegarde pour les produits agricoles. Cela veut dire qu’en cas de déstabilisation majeure d’un secteur, un mécanisme d’interruption sera actionné. Le risque est réel : par exemple, quelque 99 000 tonnes de viande bovine venant du Mercosur devraient être exportées vers l’Union sans droits de douane. Le Président Emmanuel Macron a annoncé que la France va lancer une évaluation indépendante, complète, transparente de cet accord, notamment sur l’environnement et la biodiversité.

Les membres du G20 se sont en outre engagés à renforcer le multilatéralisme commercial et de réformer l’Organisation mondiale du commerce dans toutes ses fonctions pour parvenir à un commerce ouvert, plus équitable, à savoir lutter plus efficacement contre les politiques de subventions non contrôlées.

Partager cet article :

Suggestion d'articles :