Économie

Trois questions à Jérome Trinelle, représentant Antilles-Guyane

Trois questions à Jérome Trinelle, représentant Antilles-Guyane

ADIE : être sincère

Quelles ont été vos performances en 2018 en matière de création d’entreprises ?

En 2018, l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) a accompagné 1963 Antillo-Guyanais dans leur projet de création ou de développement d’entreprise, soit 608 personnes en Martinique, 628 en Guyane et 727 en Guadeloupe, soit une progression de 13 % par rapport à 2017. La progression est portée principalement par la Guyane (+35 %) et la Guadeloupe (+9,32 %).

À travers ces microcrédits, l’Adie a ainsi injecté 10 M€ dans l’économie des Antilles-Guyane, soit 2 M€ de plus par rapport à 2017. Cette somme a été prêtée principalement à des femmes : 73 % des porteurs de projet en Guadeloupe, 61 % en Martinique et 59 % en Guyane.

Par ailleurs, l’Adie a octroyé 250 microcrédits mobilité en 2018, des financements pour permettre à des personnes qui ont un emploi d’acquérir un moyen de locomotion pour s’y rendre, soit faire un volume identique à celui de 2018, et 265 contrats d’assurance en responsabilité civile avec Axa Caraïbes et en assurance voiture avec Allianz.

Qu’attendez-vous d’un porteur de projet pour que cela se passe bien ?

Nous demandons au porteur de projet d’être sincère : dire qui il est, ce qu’il veut et où il veut aller. Nous sommes opérateurs financiers, nous pouvons facilement vérifier les situations bancaires… Donc, ce n’est pas la peine d’enjoliver. Il doit en outre être progressif dans son approche et respecter les procédures.

Quelles sont vos objectifs pour 2019 ?

Nous voulons accompagner 2210 personnes en microcrédit aux Antilles-Guyane, signer 250 microprêts mobilité, 265 en assurance, ouvrir notre antenne à Saint-Martin, une seconde en Guadeloupe et deux en Guyane.

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