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Transport de passagers en Martinique : recherche issue désespérément !

Transport de passagers en Martinique : recherche issue désespérément !

Les pistes : une convention collective unique de site et la gratuité du transport.

Le transport de passagers est-il condamné à être perturbé en Martinique ? On pourrait le penser tant l’organisme qui en est responsable porte en son sein les germes de la désorganisation. C’est en effet la Compagnie foyalaise de transport urbain (CFTU) qui assure le transport de passagers sur la conurbation de la Cacem regroupant les communes de Saint-Joseph, de Schœlcher, du Lamentin et de Fort-de-France.

La CFTU, ce sont 59 lignes exploitées par 323 salariés, dont 180 chauffeurs. Ils sont épaulés par quatre entreprises cotraitantes rassemblées au sein d’un groupement momentané d’entreprises appelé “Ensemble pour Mozaïk” constitué de Transdev Outre-Mer, de la CFTU et des transporteurs indépendants SMTV, SAT, Saithsoothane SARL et Sotravom. À ces deux organisations exploitantes s’ajoutent six entreprises sous-traitantes. Les cotraitants et les sous-traitants emploient 180 chauffeurs. Cette situation complexe entraîne la cohabitation de salariés qui n’ont ni le même statut ni les mêmes avantages, ce qui crée des difficultés, notamment sociales, et explique, entre autres, les perturbations régulières des lignes.

L’apaisement pourrait venir par la mise en place d’une convention collective unique de site de même nature que celle appliquée depuis 2006 au Centre spatial guyanais (CSG) qui permet de faire travailler ensemble 39 entreprises de nationalité et de niveau social différents.

Une autre piste apaisement : la gratuité du transport sur la conurbation. C’est une piste évoquée entre autres par la CGTM qui aurait l’avantage de transformer en un bien commun ce service indispensable à la bonne organisation de la cité. Il permettrait de récupérer 40 % du temps de travail des chauffeurs consacré aujourd’hui à la vente de tickets dans les bus pour le réorienter vers du temps de conduite, et ainsi de densifier le réseau. Il permettrait également d’annuler les investissements dans la sécurité des paiements, et de réduire ceux nécessaires à la chasse aux fraudeurs. Enfin, la gratuité du transport redonnerait du pouvoir d’achat aux familles les plus nécessiteuses, soit celles qui utilisent le plus les transports en commun.

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