Editorial

Préférer la joie à la colère !

Préférer la joie à la colère !

Dans ces moments d’incertitude, redevenons les genii loci, les esprits protecteurs de la place où nous sommes. C’est de notre responsabilité.

L’Amazonie brûle, les peuples se révoltent, la Caraïbe est traversée par des événements climatiques de plus en plus violents en cette période de l’année, les grands pays du monde entrent lentement mais surement en récession… et nos dirigeants n’ont pu produire qu’un document final non engageant au sortir du G7, donnant l’impression d’une non-maîtrise totale (p8). Les sourires et l’élégance forcée des premières dames ont renforcé cette impression de fuite en avant.      

Selon Pablo Servigne, chercheur sur les trajectoires des civilisations, “l’époque est apocalyptique, dans les deux sens du terme : celui, populaire, des catastrophes massives, et celui, pour revenir à l’étymologie grecque, du “dévoilement” (p17). Aujourd’hui, plus personne ne peut en effet ignorer que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde. Par exemple en constatant que l’Etat s’est créé, depuis a moins 15 ans, de la richesse outre-mer, en appliquant de la TVA sur les octrois de mer, participant ainsi de manière significative à la cherté de la vie dans ces régions (p40).

Redevenir le genius loci

Deux attitudes sont possibles face à ces dérèglements visibles aujourd’hui à l’œil : la colère, le repli sur soi, la fermeture des frontières et la montée des positions extrêmes. MM Trump, Bolsonaro, mais aussi plein d’autres dans le monde en sont les illustrations. Pas très engageant !

La seconde attitude est, comme nous l’a expliqué Navi Radjou, une “prise de conscience générale : chacun redevient le genius loci, l’esprit protecteur de la place où il est, de son environnement, et comprend qu’il doit en prendre soin” (p45). Navi Rajou est un spécialiste de l’innovation frugale, du leadership et de la conduite du changement. Il sera le grand témoin de la conférence qu’Inter-Entreprises organise le 18 octobre prochain.

En effet, avec Elie Califer, maire de Saint-Claude, et le Comité commémoratif Rémy Nainsouta, nous prenons le pari de participer au changement positif de nos territoires, voire du monde. Nous refusons la facilité de la désespérance, préférant l’audace de la joie de mettre, dans un même espace, des femmes et des hommes actrices et acteurs opérationnels de nos territoires, pour créer de l’intelligence collective capable d’impulser une vision commune (p16). Ce sera l’endroit où il faudra être !

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