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InterAméricas Gate : le projet visionnaire des grands ports maritimes français d’Amérique

InterAméricas Gate : le projet visionnaire des grands ports maritimes français d’Amérique

Les GPM de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de Saint-Martin mettent en commun leurs moyens pour disposer d’un outil stratégique. L’objectif : avoir une base de données commune pour booster le business dans la Caraïbe. Le GPM Guyane en chef de file.

Qu’est qu’InterAmericas Gate ?

C’est un projet d’observatoire économique porté par les trois grands ports maritimes (GPM) français de la façade Caraïbe dans le cadre du conseil de coordination interportuaire Antilles-Guyane créé en 2017. A travers cette instance, les trois présidents de directoire ont avancé à bas bruit en travaillant de concert sur de grands sujets communs. Par exemple, le GPM de la Guadeloupe est tête de file sur le projet de marque commune. Celui de la Martinique travaille sur l’évolution de la manutention. Et nous, GPM de Guyane, nous sommes chef de file pour la création d’un observatoire. Ce sera InterAmericas Gate.

 

Quel est l’objectif ?

Nous voulons d’ici 2023 disposer d’un outil informatique qui nous permette de connaître le trafic dans la zone Caraïbe et Amérique latine, les flux, les compagnies et qu’il soit mis à  jour en temps réel.

 

Comment avez-vous procédé ?

Au lieu de faire un “ petit ” logiciel entre nous, nous avons en effet eu plus d’ambition et avons voulu faire un outil qui peut devenir, à terme commun aux communautés portuaires de la Caraïbe. Nous avons décidé de présenter ce projet à Interreg Caraïbe pour disposer de davantage de financement.

Pour trouver notre partenaire caribéen, indispensable pour la mobilisation des fonds interreg, à travers la Plateforme d’intervention régionale Amériques Caraïbe (PIRAC) de la Croix-Rouge, nous sommes entré en relation avec la Caribbean Maritime University (CMU), l’université maritime de la Caraïbe installée en Jamaïque, qui a accepté de s’associer au projet. Ce partenariat est fondamental parce que la Jamaïque est très importante en matière maritime dans la Caraïbe et que c’est là qu’est installé le hub de CMA CGM. Ce pays est essentiel susceptible de fédérer les communautés portuaires.

 

Saint-Martin est également associé au projet alors qu’il ne fait pas partie de la coordination interportuaire : comment avez-vous procédé ?

Effectivement, le port de Saint-Martin ne fait pas partie de la coordination des GPM. Cependant, Daniel Gibbs, le président de cette collectivité, a émis le souhait participer à ces travaux et les présidents des collectivités de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique ont accepté.

 

Comment vous répartissez-vous le travail ?

Le GPM de Guyane est chargé du management du projet. Nous avons ainsi lancé un appel d’offre pour construire l’outil : nous sommes en cours de dépouillement des offres. Le GPM de la Guadeloupe est chargé de la mise en place des flux qui viendront alimenter l’observatoire. Ceux de la Martinique et de Saint-Martin sont chargés de la communication autour du projet.

 

Quel est le montant du budget consacré à cet observatoire ?

Grâce aux fonds Interreg, nous disposons d’un budget de 600 000€ et nous nous donnons deux ans pour être opérationnels.

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