Économie

G7 : storytelling de la réalité économique

G7 : storytelling de la réalité économique

Un G7 sans aucun progrès significatif.

Le sommet du G7 qui s’est achevé à Biarritz, dans le sud de la France continentale, laisse perplexe quant à son résultat au regard de la situation dans laquelle se trouve le commerce mondial, européen, en France et aussi aux Antilles-Guyane. Alors que l’apparente croissance économique mondiale masque des risques et des déséquilibres qui font craindre une crise majeure à court terme, que le ralentissement est net en Europe et en France,  et que les circuits courts sont de plus en plus recherchés par les consommateurs, les dirigeants du G7 se sont déclarés “attachés à un commerce mondial ouvert” et ont demandé aux ministres des Finances “d’assurer le suivi de la situation économique mondiale”. La faiblesse de cet engagement contraste avec la gravité du moment, laissant apparaître comme une impuissance.

Concernant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les membres du G7 veulent changer en profondeur cet organisme afin qu’il devienne “plus efficace dans la protection de la propriété intellectuelle, pour régler plus rapidement les différends et d’éradiquer les pratiques commerciales déloyales”.

De même, le G7 “s’engage à trouver un accord en 2020 pour simplifier les barrières réglementaires et moderniser la fiscalité internationale dans le cadre de l’OCDE”.

Ces déclarations de bonnes intentions qui ne sont pas signées par les participants sont en fait des mots qui n’engagent personne. En période de calme, de prospérité, d’accord sur l’essentiel des grands du monde, ces trois paragraphes seraient suffisants. Malheureusement, la période actuelle n’a aucune de ces caractéristiques.

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