Blog de Francette

et après ?

Fermeté…

Fermeté…

Les mots fermes du président Emmanuel Macron seront-ils suivis d’effet ?

«Je demande à tous les bailleurs de réaliser les travaux d’ici le 31 décembre ; si les travaux ne sont pas achevés à cette date, le préfet pourra enclencher une procédure pénale considérant qu’ils relèvent de la catégorie des marchands de sommeil.” : dans son discours à Saint-Martin, le président de la République, Emmanuel Macron, a prononcé des phrases qu’il aurait pu dire avec les mêmes termes et la même vigueur en Guyane comme en Martinique. Dans ces deux derniers territoires, l’état de certains logements sociaux ne sont aussi pas dignes.

Pour le redémarrage de la vie économique et des entreprises, le président a également annoncé un “moratoire sur les charges sociales (qui) sera prolongé jusqu’au 30 juin 2019. Des annulations totales ou partielles des charges patronales, pourront avoir lieu pour les entreprises dont l’activité est durablement diminuée. Le chômage partiel se prolongera en 2019 sur la base de mille heures dans l’année”. En Guyane, les même mesures ont été annoncées pour apaiser les événements sociaux d’avril 2017. Dans la phase opérationnelle, les belles intentions ont été réduites à peau de chagrin par les services de l’Etat chargé de les mettre en œuvre. Ici aussi, vigilance donc.

Epaves

Le Président a également annoncé “l’élimination des bateaux hors d’usage avec des normes environnementales élevées – 170 épaves sont encore concernées -l’objectif est de relever 32 épaves d’ici la fin de l’année 2018 et le solde en 2019.” Que deviendront ces navires épaves ? Au même moment où le président prononçait ces mots fermes, la France réduisait la responsabilité élargie des producteurs (REP) pour des bateaux et navires de plaisance ou de sport en ce qui concerne leur recyclage : sa main droite ne regarde pas ce que fait sa main gauche…

Il annonce aussi que le ministère des Transports proposera une assistance pour aider à la fluidification du transport maritime, pour faciliter l’arrivée des matériaux et la reconstruction à Saint-Martin : une demande de longue date, notamment des assureurs. A étendre d’urgence en Guadeloupe continentale, en Martinique et en Guyane. l

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