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EDF Guadeloupe : retrouver des relais de croissance

EDF Guadeloupe : retrouver des relais de croissance

En Guadeloupe et dans les îles du Nord, les énergies renouvelables représentent 21 % de la production sur un total de 503 MW.

En Guadeloupe et dans les îles du Nord, les énergies renouvelables représentent 21 % de la production sur un total de 503 MW. Avec ses deux sites de Jarry, EDF produit 211 MW à partir d’énergie thermique. Le second producteur de la Guadeloupe est Albioma avec ses trois sites du Moule, dont deux produisant de l’énergie à partir d’une mixte bagasse/charbon et le troisième à partir du charbon (voir encadré p. 42).

Trois producteurs produisent ensuite, ensemble, 45,7 MW : il s’agit de Valorem (16 MW) à partir d’éolienne avec stockage, d’Énergie Antilles (15 MW) à partir de moteurs Diesel, de Bouillante (14,7 MW) à partir de la géothermie.

Autres producteurs d’une certaine importance : Force Hydraulique Antillaise (6,5 MW) à partir de sources hydrauliques, le Syvade (2,2 MW), Sita Espérance (2,12 MW) à partir de biogaz.

Enfin, une multitude de petits producteurs produisent ensemble 68,7 MW à partir d’énergie photovoltaïque ; 11 MW à partir de l’éolien mais sans stockage auxquels s’ajoutent 2,5 MW d’éolien avec stockage ; et enfin 4,6 MW d’énergie hydraulique.

Contrainte par le législateur, la montée en puissance des autres producteurs pose une triple contrainte à EDF en Guadeloupe.

La première est de garantir la sécurité du système pour que, quelle que soit la complexité du mix énergétique en termes de production, intermittente ou pas, l’énergie parvienne dans les foyers. Pour ce faire, entrera en fonctionnement à Jarry Nord une batterie de 5 MW pour pallier en moins de 7 minutes les éventuelles difficultés sur le réseau.

La deuxième contrainte est la rentabilité de ses investissements : EDF a inauguré en 2015 une nouvelle usine après un investissement de 450 M€ pour produire 210 MW. Elle était censée assurer la production pendant les 30 prochaines années. Elle tourne déjà de moins en moins. Une prime de l’État lui permet de couvrir ses charges fixes, mais ce n’était pas cela l’idée de départ quand elle a été imaginée voilà 15 ans.

La troisième contrainte est la baisse continue de la consommation depuis 2016. C’est le résultat cumulé de la diminution de la population, des effets des campagnes d’économies d’énergie, du déploiement d’équipements moins énergivores, etc. EDF Guadeloupe doit trouver des relais de croissance. L’une des pistes est d’obtenir une meilleure rémunération de ses services.

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