Blog de Francette

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Dépôts sauvages : les éco-organismes doivent mettre la main à la poche !

Dépôts sauvages : les éco-organismes doivent mettre la main à la poche !

Dépôts sauvages : les éco-organismes ne pourront plus détourner le regard !

La crise du Covid-19 et le développement du télétravail mettent sur le haut de la pile deux dossiers pour les constructeurs privés et publics, de logements, notamment les bailleurs sociaux. Le premier est la nécessité de la connectivité des logements : des conventions sont en cours de signature avec les opérateurs télécom pour accélérer la connexion des bâtiments au fur et à mesure du déploiement de la fibre. Le second sujet est la dimension des logements afin de faciliter l’isolement pour le télétravail. Aux Antilles, la situation est délicate : les bailleurs sociaux déclarent avoir atteint la barre symbolique de 6€ le m2. Selon eux, augmenter les surfaces conduira à sortir des loyers plus élevés pour un public cible déjà en situation financière fragile. Outre-mer en effet, 40% des personnes habitant dans les logements sociaux ont de faibles revenus, contre 25% en France continentale. Les bailleurs recherchent d’autres marges de manœuvre, et l’heure est aux économies. Pour preuve, les filiales de CDC Habitat aux Antilles (SIG et Simar) sont en train d’entrer dans la phase 2 de leur rapprochement : les conditions juridiques sont aujourd’hui réunies pour qu’elles créent un groupement d’intérêt économique commun sur les services supports. Il sera opérationnel d’ici à la fin de l’année.

Dépôts sauvages doivent payer pour les enlever !

Autre secteur qui connaîtra des remous dans les prochains mois : celui de la gestion des déchets, singulièrement des dépôts sauvages qui pullulent aux Antilles-Guyane. La loi Économie circulaire prévoit que les écoorganismes financent le nettoiement des dépôts sauvages contenant plus de 100 kg des déchets issus de produits pour lesquels ils sont agréés. Ce financement interviendra lorsque les auteurs des dépôts ne pourront être identifiés ou lorsqu’ils sont connus mais que les mesures de police administrative visant la résorption du dépôt ont échoué. Les écoorganismes devront couvrir 80 % des coûts, le solde étant à la charge de la collectivité territoriale. Au regard de la mauvaise qualité des relations entre les collectivités d’outre-mer et les écoorganismes, appliquer ces nouvelles dispositions sera sportif !

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