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Report

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La ministre de la Santé, l’Inserm et l’Anses jouent avec la vie des Français.

La création d’un fonds d’indemnisation des victimes des pesticides dont le chlordécone vient d’être repoussée par la ministre de la Santé à la sortie du prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), confirmant là l’unique prise en compte des maladies liées aux pesticides que dans l’unique cadre professionnel. Ce troisième report intervient au motif de “mécanique parlementaire et les délais contraints” alors que le sujet est au Parlement depuis 2016 et qu’une proposition de loi a été déposée en 2017. C’est pire qu’un train de sénateur !

Malgré un compromis trouvé en commission, qui limitait le nombre de victimes indemnisables et ne prévoyait pas de réparation intégrale, la ministre a invoqué l’attente des résultats d’une énième expertise demandée à l’Inserm et à l’Anses. Rappelons que l’aspect cancérigène et créant des malformations des pesticides dont le chlordécone ne sont plus à démontrer. Naître sans bras n’est pas la norme : 15 cas sont révélés entre l’Ain, la Loire-Atlantique et le Morbihan, régions françaises grandes utilisatrices de pesticides. De même, outre le nombre de cancers qui explose aux Antilles françaises, celui de plus en plus grand d’Antillais dépigmentés croisés dans la rue interpelle. Rappelons que les registres de la mortalité et des cancers ne sont tenus aux Antilles que depuis 2015.

Encore des travaux supplémentaires

La ministre évoque également des travaux supplémentaires sur la question du financement, notamment sur l’impacts sur le pouvoir d’achat des agriculteurs, la proposition de loi prévoyait un financement par les fabricants des produits phytosanitaires. Certains syndicats agricoles craignent une répercussion de cette taxe sur les agriculteurs. Le chat se mort la queue…

Entre deux, un arrêté interministériel, publié ce 29 janvier au Journal officiel, abaisse de 0,1 à 0,02 mg/kg la limite maximale en résidus (LMR) de chlordécone dans la viande bovine. Il maintient à 0,02 mg/kg pour les poissons et autres produits de la mer. Si tout va bien, on ne comprend pas pourquoi ces changements… 

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