Environnement

Plastique : ce qui est réellement interdit

Plastique : ce qui est réellement interdit

L’utilisation du plastique doit baisser d’ici à cinq ans.

Récapitulatif des interdictions des produits en matière plastique en France. À compter du 1er janvier 2020, il s’agit des gobelets et verres (à l’exception des gobelets et verres compostables et constitués de matières biosourcées), des assiettes jetables de cuisine pour la table, des cotons-tiges. Également à compter du 1er janvier 2020 au lieu de 2021 comme initialement prévu dans la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), seront interdits les pailles (sauf l’utilisation médicale), les piques à steak, les couvercles à bocaux jetables, les assiettes, couverts, bâtonnets mélangeurs, contenants en polystyrène expansé destinés à la consommation sur place ou nomade, les bouteilles en polystyrène expansé pour boissons, les tiges pour ballons (sauf les applications professionnelles). Le Conseil constitutionnel a en effet censuré l’article de cette loi qui le prévoyait.

De même, il est mis fin à l’utilisation, au plus tard le 1er janvier 2020, des bouteilles d’eau plate en plastique dans le cadre des services de restauration collective scolaire. Le 1er janvier 2025, ce sont les contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique dans les services de restauration collective des établissements scolaires et universitaires ainsi que des établissements d’accueil des enfants de moins de 6 ans qui devront sortir du marché. Enfin, le 1er janvier 2028, ce sera au tour des produits précédents dans les collectivités territoriales de moins de 2000 habitants. Un certain nombre de produits (les plateaux-repas) ont été retirés de la liste des interdictions de mise sur le marché tandis que d’autres ont vu leur échéance d’interdiction repoussée par rapport à ce qui avait été voté dans la loi Egalim. Le gouvernement a mis en avant des impacts sur la compétitivité des entreprises françaises alors que leurs concurrents européens pouvaient continuer à les produire. Certaines interdictions françaises n’étaient en effet pas prévues dans le projet de directive sur le plastique à usage unique, dont le texte a été validé par le Parlement européen le 27 mars dernier.

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