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Monique Devarrewaere : "Aller de l'avant"

Monique Devarrewaere : "Aller de l'avant"

“Aller de l’avant”

Echanges avec Monique Devarrewaere, gérante d’Eurodition. Prix Inter-Entreprises du Manager Martinique 2006

Qu’est-ce qui vous a poussée à créer votre entreprise ?

L’envie d’être à mon compte, d’être indépendante. J’ai également toujours nourri également l’envie de faire évoluer les choses. Le secteur de la prothèse auditive était, et est toujours un secteur rentable. Aucun gros investissements matériels et financiers n’est nécessaire lors de la création de l’entreprise.

Quels sont vos atouts ?

La volonté d’aller de l’avant. J’aime prendre des risques dans la mesure où ils sont bien calculés et mesurés. Eurodition est capable de répondre aux besoins existants au niveau de la correction auditive.

Quels sont les points de votre activité que vous avez toujours eus en ligne de mire ?

L’envie de toujours se développer, de s’améliorer. Cela est passé par l’adoption d’une certaine ligne de conduite consistant en la valorisation de notre savoir-faire. Je considère que la qualité de la prestation fournie, du travail offert sont très importants. Je préfère perdre quelques appareils avec un client, mais que celui-ci soit content et que nous soyons parvenus à lui faire gagner notre confiance. J’estime qu’à long terme, les retombées seront systématiquement là.

Quelles sont vos recettes pour durer ?

Avoir en permanence de nouvelles idées. Présenter de nouveaux produits, s’assurer de développer de manière régulière le dynamisme de l’entreprise. Ce qui signifie de ne jamais se relâcher. Mon objectif n’est pas de laisser stagner mon activité. Ce n’est pas pour autant que je vise de passer devant mon concurrent.

Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?

Le développement des appareils auditifs. La protection a longtemps été délaissée, aussi aujourd’hui est-elle en plein développement. Le besoin est là. Ce qui a permis d’augmenter mon chiffre d’affaires.

Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indéfiniment ?

Oui dans la mesure où elle peut se spécialiser. Dans mon secteur d’activité, le besoin en matière de prévention et de protection auditive est grand. Souvent, on a tendance à mal se corriger. D’où un potentiel énorme de développement. Ce qui est par exemple totalement différent dans le secteur des lunettes : les opticiens ont su faire évoluer les lunettes qui sont devenues de véritables accessoires. Alors que les appareils auditifs sont encore synonymes de surdité, un terme qui est peu attirant… Quand on parle de lunettes, on ne fait pas l’assimilation systématique et automatique à malvoyant. Aujourd’hui, tout comme les personnes âgées, les enfants bénéficient et ont besoin d’une correction auditive.

Quels points vous préoccupent pour l’avenir ?

Par rapport à la profession : la Sécurité sociale, les remboursements des appareils. Aujourd’hui, on vous rembourse un seul appareil… mais lorsque vous avez besoin de deux appareils pour vos deux oreilles, comment faites-vous ? J’en reviens à ma comparaison avec les lunettes : on ne vous rembourse pas uniquement un seul verre !

Les élections présidentielles approchent : si vous étiez élu président de la République, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique, pour redonner confiance ?

Les élections présidentielles approchent : si vous étiez élu président de la République, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique, pour redonner confiance ?
Informer. Prenons en exemple la loi sur le CPE : si le gouvernement l’avait préparée correctement en amont, si l’on avait réfléchi de manière concertée sur les avantages et les inconvénients, on n’aurait certainement pas vécu la crise qu’a traversé la France. Nous avons un «droit de dire», de s’exprimer. En revanche, bloquer un pays, sous prétexte que l’on refuse est inacceptable. De même à l’échelle de la Martinique : j’assimile ceux qui le font à de petits dictateurs… La discussion doit être la voie.

 

Son p a r c o u r s

Par goût des voyages et de l’exotisme, Monique Devarrewaere s’installe en Martinique en 1996. Elle y monte son entreprise Eurodition. Elle s’est appuyée sur son expérience de liquidateur de droits au sein à la Caisse d’allocations familiales à Troyes dans l’Aube, d’attachée commerciale au sein d’un cabinet de courtier en assurances.
EURODITION : chiffres clés
Création : 1996
Surface de vente : 100 m2 à Fort-de-France, 68 m2 au Lamentin
Nombre de salariés : 3
Service : laboratoires, appareils auditifs, audiogrammes
Marchés : Martinique, Guadeloupe, métropole, Afrique.
Clientèle : particuliers, entreprises et administrations
Perspectives : changement de local

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