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Martinique : cinq secteurs stratégiques en panne

Martinique : cinq secteurs stratégiques en panne

L’activité économique de la Martinique est comme à l’arrêt…

La Martinique termine l’année 2017 avec quatre secteurs stratégiques perturbés. Le premier, la santé, avec la mise sous tutelle du centre hospitalier universitaire (CHU). Cas unique en France, malgré les dires, il faut comprendre que la reprise en main par l’État est synonyme de restructuration. Le deuxième secteur est le transport avec le Transport en site propre (TCSP) dont l’exploitation ne démarre toujours pas bien que la marche à blanc se soit achevée en avril. Le troisième secteur est le tourisme : bientôt trois mois que le parc naturel régional est bloqué. Quelle qu’en soit la raison, ce n’est pas un bon signe.

Financements européens à la peine

Le quatrième secteur est le BTP : le Programme opérationnel a du mal à s’enclencher, d’une part, parce que la CTM, gestionnaire des fonds, a diffuser tardivement les documents opérationnels pour utiliser ces fonds, d’autre part, parce que la gouvernance de ces fonds a changé, suite à la dissolution de Martinique Europe Performance. Le taux de programmation de l’enveloppe 2014/2020 n’est que de 27% pour les fonds Feder/FSE et Garantie européenne pour la jeunesse (IEJ), contre 45% à la même époque à la Réunion par exemple.Enfin, le cinquième secteur est la filière canne-rhum-énergie avec les atermoiements incompréhensibles en ce qui concerne le raccordement de la sucrerie du Galion à la nouvelle usine Albioma. Si les cannes trouveront toujours preneur, il n’est pas certain que l’usine se relève d’une sortie de marché pendant un an. Les salariés viennent d’ailleurs d’apporter des éclairages de bon sens avant la prochaine décision des élus en plénière.

 

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