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L’entrepreneuriat féminin entravé par le milieu familial !

L’entrepreneuriat féminin entravé par le milieu familial !

BNP Paribas et Women Initiative Foundation viennent de publier une étude sur la diversité entrepreneuriale et les stéréotypes de genre en Europe.

BNP Paribas et Women Initiative Foundation viennent de publier une étude sur la diversité entrepreneuriale et les stéréotypes de genre en France, en Italie et en Allemagne qui ressemble furieusement à ce qui se passe aux Antilles-Guyane. Quatre cents entrepreneurs ont participé à cette enquête, dont 69 % de femmes et 31 % d’hommes. Il en ressort que le principal frein cité tant par les femmes que par les hommes à l’entrepreneuriat est… la famille ! Le modèle familial joue donc un rôle important : 80 % des entrepreneurs d’Italie ont des parents eux-mêmes chefs d’entreprise et 51 % d’entre eux sont des repreneurs d’entreprises familiales. Ils ne sont que 10 % en France à reprendre l’entreprise de leurs parents et 35 % à avoir des parents entrepreneurs. Cela voudrait le coup de connaître les ratios pour l’outre-mer.

En Allemagne, les femmes ne risquent guère de transmettre leur entreprise à leurs enfants : 80 % d’entre elles sont célibataires sans enfants ! En France, la difficulté de l’accès au financement est un frein pour 42 % des femmes, mais l’autocensure et le manque de confiance sont importants pour 86 % d’entre elles. Les contraintes familiales arrivent en seconde position en termes de frein, suivies par la vie professionnelle, les valeurs, la prise de risques et le fait que la société n’accepte pas facilement une femme à la tête d’une entreprise. Les successions désavantagent également les femmes en France. Il y a fort à parier qu’une enquête de ce type réalisée outre-mer montrerait cette réalité renforcée.

En outre, le mythe de l’entrepreneur masculin sûr de lui et politique est très présent dans l’esprit des femmes et leurs entreprises sont majoritairement plus petites que celles des hommes. De même, selon cette étude, 90 % des femmes préfèrent garder le contrôle du capital de leur entreprise contre 67 % des hommes et ces derniers envisagent plus facilement de la croissance par acquisition (40 %) ou la création de filiales (45 %) que les femmes (respectivement 31 % et 34 %). Les femmes préfèrent lancer de nouveaux produits (82 %) alors que les hommes moins (77 %). En termes d’association, les femmes ont plus de mal, et si elles le font, c’est majoritairement avec des hommes.

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