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La feuille de route du Crédit agricole

{shopref}magazine-29{/shopref} Pour Jean-Frédéric de Leuse, les ambitions sont claires.

La banque verte veut être la première partout.

Le Crédit Agricole de la Martinique se porte bien : son résultat net a progressé de 108 % entre 2003 et 2004. De quoi donner confiance et repartir à la conquête. “Nous reprenons à notre compte le plan stratégique du groupe Crédit Agricole SA. à savoir qu’à dix ans, 1 Français sur 3 devra être client du Crédit Agricole, 9 clients sur 10 devront être satisfaits, 1 client sur 3 possèdera un contrat d’assurance maison, 1 jeune sur 3 sera client du Crédit Agricole, 1 primo accédant sur 3 le sera grâce au Crédit Agricole, 20 % du financement ou de la création d’entreprise le sera par le Crédit Agricole, ainsi que 20 % du financement des jeunes agriculteurs, 1 client sur 2 sera sociétaire, et 75% de nos collaborateurs devront être en contact avec nos clients. “

Cette ambition est soutenue par les améliorations du coefficient d’exploitation et de la rentabilité : “En quatre ans, nous avons gagné 14 % au niveau de notre coefficient d’exploitation et notre rentabilité est de 66,97 % “, complète Jean-Frédéric de Leuse, directeur de la Banque de Détail International et du pôle Capital-Investissement, présent lors de l’assemblée générale de la caisse Martinique. La banque verte sera également très attentive à être en conformité avec la loi : “avec le blanchiment, c’est un risque majeur! Depuis dix-huit mois, nous avons formé quelques 50 000 collaborateurs sur les 70 000 que compte notre groupe car aujourd’hui, le risque pénal est lourd”, poursuit-il. C’est aussi le cas dans nos régions.
Concernant la rémunération des comptes courants, le Crédit Agricole affiche sa sérénité : “nous avons mené une enquête interne auprès de nos clients : 88 % d’entre eux préfèrent le statut quo pour un coût identique avec amélioration des services. En outre, 80% de l’encours moyen de nos clients tourne autour de 500 €, ce qui ferait une rémunération de 0,10 € par mois”, déclare Jean-Frédéric de Leuse qui est également membre du comité exécutif de Crédit Agricole SA.
En revanche, la banque mutualiste est nettement plus offensive sur le sujet de la banque que doit créer La Poste : “nous serons vigilants au respect des règles de transparence et au fonctionnement de ce nouvel établissement : nous avons des obligations fortes. Nous veillerons à ce qu’elle soit soumise aux mêmes.”

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