Coopération

La Caisse générale de Sécurité sociale Guadeloupe, tête de pont de la coopération médicale dans la Caraïbe

La Caisse générale de Sécurité sociale Guadeloupe, tête de pont de la coopération médicale dans la Caraïbe

Henri Yacou, vient de signer avec le directeur général de la Commission de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO).

Henri Yacou, directeur de la Caisse générale de Sécurité sociale de Guadeloupe, vient de signer avec le Dr Didacus Jules, directeur général de la Commission de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO), un protocole d’accord destiné à favoriser l’accès des ressortissants des pays membres de l’OECO aux soins et infrastructures de santé des régions françaises de la Caraïbe.

Ce protocole d’accord a un double objectif : d’une part, lever les freins administratifs, logistiques et financiers rencontrés par les ressortissants de l’OECO souhaitant accéder aux soins médicaux des régions françaises de la Caraïbe ; d’autre part, faciliter l’échange de connaissances et le transfert de compétences en vue de développer une approche régionale de l’accès aux services de santé ainsi que la portabilité des droits des assurés de l’OECO garantie par une assurance-santé adéquate.

Ce protocole signé pour trois ans a été mis en œuvre en un mois, à la demande de l’OECO, preuve que quand il y a une volonté, notamment politique, il y a un chemin.

Pour sa mise en œuvre, une phase de recensement a débuté : il s’agit de rencontrer les différents ministres de la Santé ainsi que les hôpitaux pour recenser les besoins, de mener une étude sur les systèmes d’assurances privées en cours dans l’OECO en matière de santé, et de travailler de la manière la plus efficace pour parvenir, à terme, à mettre en place un système d’identification unique des patients venant de l’OECO.

Ce protocole concerne également le travail sur la dette ressortissant des pays de l’OECO vis-à-vis des hôpitaux français. En Guadeloupe, cette dette est estimée à 6 M€, portée principalement par le Centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre. Elle concernerait par exemple Haïti pour un montant estimé à 2,5 M€, la Dominique pour 700 000€, etc.

Cette dette a deux sources : d’une part, les assurances étrangères qui ne parviennent pas à comprendre le système français de facturation ; d’autre part, les gouvernements à qui sont remontées les factures pour les non-assurés.

Une rencontre avec les assureurs concernés serait d’ailleurs prévue en Martinique, une manière d’avancer groupés, avec le CHU et la collectivité de Martinique, sur la question.

Partager cet article :
«

Suggestion d'articles :