Blog de Francette

Gros mordants

Gros mordants

La brise électorale commence à enfler : enrichissons les programmes !

Sentez-vous comme moi se lever la brise électorale : ce frémissement qui ira, s’enflammant jusqu’au vote final et la proclamation du nom des vainqueurs ! Vous la ressentez comme moi, parce que les “gros mordants” se déclarent. Les prochaines échéances électorales concernent les régionales. Elles sont prévues en juin… ou peut être plus tard : c’est le covid-19 le véritable maître du temps. Quoi qu’il en soit, les états-majors se préparent. En Martinique, ce seront les élections pour renouveler les élus de la collectivité territoriale. Cela semble différent, mais c’est la même chose : juste une question d’appellation. Ce qui diffère, c’est que ce sera l’occasion de renouveler deux présidents : celui du conseil exécutif d’un côté, et celui de l’assemblée de l’autre.

Signe également de la montée de l’effervescence : des experts de tous bords vont commencer à expliquer à longueur de tribunes qui le statut, qui l’organisation et autres nébuleuses juridiques, propos capables de faire zapper l’électeur le plus volontaire. En fait, il s’agira d’élire un groupe de personnes, à parité normalement égale entre les homme et les femmes. Ce groupe devra porter deux d’entre eux, l’un à la présidence du conseil exécutif, l’autre à celle de l’assemblée.

La vie chère

Et ces deux personnes, aidées des autres élus, devront tout faire pour mener à bien le programme qu’ils auront présentés. Dans un monde raisonnable, ils ne devront plus s’écharper et encailler les dossiers, comme nous l’avons vu malheureusement si souvent durant la dernière mandature. Cette entente cordiale sera d’autant nécessaire que la collectivité territoriale doit exercer une compétence encore plus centrale par ces temps de crise : celle d’impulser la dynamique économie.

L’adage veut que l’électeur se détourne du programme pour ne s’intéresser qu’au beau sourire, même figé, d’une seule personne qui sensée l’incarner. Il faudrait changer ça. Une collectivité territoriale ne peut se résumer à une poignée de cerveaux sur soixante membres : cette première mandature a montré les tristes effets d’une telle stratégie. Surtout que les sujets à traiter vont s’accroissant.

Au fil de ces mois, avant l’échéance finale, j’apporterai, des éléments qui pourront enrichir les programmes. Le premier d’entre eux : la vie chère. La sénatrice Victoire Jasmin vient d’ailleurs de poser une question écrite sur le sujet au gouvernement le 1er avril, celle de la non application depuis 17 ans d’une disposition concernant l’octroi de mer.

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