Économie

Financement : les CGSS cherchent une solution

Financement : les CGSS cherchent une solution

Elles ont de plus en plus de mal à recouvrer les cotisations, surtout les salariales.

Les Caisses générales de sécurité sociale (CGSS) de la Guadeloupe et de la Martinique  sont structurellement en déficit. Par exemple, alors que celle de la Martinique a récolté 1,1Md€ de recettes en 2011, elle a dû verser 1,5Md€ de prestations. Elle gère une population de 56 000 cotisants dont 18 000 entreprises, 23 000 travailleurs indépendants, 13 000 employeurs de personnels de maison, 352 administrations et collectivités territoriales. D’une année à l’autre, les CGSS de la Guadeloupe et de la Martinique ont un taux de reste à recouvrer de 20% contre 3% en France continentale. Ce taux est de 15% pour le secteur privé, et de 7% pour les collectivités locales. Sur ce dernier segment, ce taux est de 0% en métropole. Contrairement à leurs consœurs de la métropole, les CGSS des Antilles doivent donc être dotées de services de recouvrement importants, ce qui pèse sur leurs frais de structure.

Pas de moratoire

La CGSS de la Martinique a un stock d’impayés de 800 000€, constitué principalement de charges salariales. Le montant est de 1,2Md€ en Guadeloupe avec la même structure. Or, pour l’instant, il n’est pas possible pour ces CGSS de proposer un moratoire sur ce type de dettes aux entreprises qui ont obtenu, dans le cadre de la Lodéom, des moratoires pour la partie patronale. Ensemble, les présidents et directeurs des CGSS de Guadeloupe et de Martinique mènent une action vers son autorité de tutelle, pour le dépassement de ce dogme.

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