Blog de Francette

Faux calme

Derrière une apparente tranquillité, les Antilles-Guyane sont traversé par les mutations profondes qui touchent les métiers mais aussi les envies des consommateurs.

La Martinique, la Guadeloupe et la Guyane traversent une période de faux calme. Dans les entreprises, les salariés comme les dirigeants sont inquiets. L’activité n’est pas aussi soutenue qu’espérée malgré les agitations politiques. Les effets de 2009 sont encore dans toutes les mémoires : l’heure n’est plus au grand soir ! La peur de perdre son emploi est réel et de nombreuses entreprises sont dans un cycle profond de restructuration. Les entreprises se sentent encore protégées de l’impact du e-commerce parce que de nombreux sites nationaux et internationaux refusent pour l’instant d’expédier outre-mer à cause du pourcentage élevé des retours dans la vente en ligne (jusqu’à 20 % des marchandises expédiées). Combien de temps cette barrière résistera-t-elle ? De même, un grand nombre d’achats en ligne évitent l’octroi de mer : les Douanes resteront-elles encore longtemps sans réaction ?

La fin des promotions ?

Autre sujet de transformation pour ces pays construits autour de la promotion : la loi Alimentation arrive en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Un de ses articles vise les méthodes promotionnelles de vente chéries par la grande distribution. Il prévoit de limiter les promotions en magasin sur les produits alimentaires : elles ne pourront plus dépasser 34 % de remise. Finis donc les “1 acheté, 1 gratuit”, exit les rabais à -70 %, finis les prix tellement cassés qu’ils en deviennent suspects. Terminées les promotions massives : les grandes enseignes devront trouver de nouvelles approches pour séduire les consommateurs et se différencier de leurs concurrents.

Disparition de métiers

Autre élément de transformation encore : selon une étude publiée par l’Institut Sapiens, l’intelligence artificielle va faire disparaître un certain nombre de métiers traditionnels. Selon lui, une catégorie d’emplois est menacée à court terme, celle des employés de banque et d’assurance. Leur nombre a déjà diminué de 39 % entre 1986 et 2016, avec l’émergence des technologies financières mais aussi avec la digitalisation des services bancaires. La banque et les assurances pourraient même ne plus compter aucun employé entre 2038 et 2051 contre 253 000 aujourd’hui. Ce qui signifie l’extinction d’un métier qui, il y a trente ans, drainait près de 2 % de la population active, aux Antilles-Guyane aussi !

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