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Défiance ou coopération

Défiance ou coopération

Quand un président parle, il faut toujours l’écouter avec une extrême attention. Derrière des phrases badines, la compréhension et son annonce sur le masque obligatoire en milieu clos manque de précision.

Quand un président parle, il faut toujours l’écouter avec une extrême attention. Jusqu’à une période récente, le virus appelé Covid-19 semblait être le responsable de tout : certes d’une pandémie. Elle a tué quelques 570 288 personnes dans le monde au 15 juillet, soit 0,007% de la population mondiale. La pensée dominante le déclare également responsable du confinement, de l’arrêt de l’économie, etc. Et on y a cru. Que nous a dit notre Président dans son interview du 14 juillet, d’un ton presque badin, presque entre la poire et le fromage, : “Nous avons mis notre économie à l’arrêt pendant deux mois !” Claire, net, précis !

Pourquoi diable avoir pris une décision aussi radicale en conscience ? N’y avait-il pas d’autres choix ? Arrêter l’économie de cette manière brutale et générale, était-ce uniquement pour stopper un virus qui, quoi qu’il en coûte, continuera à se propager dans la population jusqu’à ce qu’un niveau d’immunité collective soit atteint ? La gouvernance financière mondiale, dont Christine Lagarde, à l’époque à la tête du Fonds monétaire international, aujourd’hui à celle de la Banque centrale européenne, parlait depuis 2014 à Davos, de la nécessité d’arrêter la course folle de la finance mondiale. En d’autres termes, de rentrer en récession. La crise sanitaire du coronavirus a-telle été la bonne occasion de le faire qu’elle qu’en soit le coût ? Sous cette éclairage, “l’argent magique” qui semble couler à flots des caisses de l’Etat depuis se comprendrait mieux. La décroissance du PIB est annoncée à -9 points. Au regard des difficultés de redémarrage, le plancher ne semble pas encore atteint. Quelque fois, les choses nous échappent…

Aérer les milieux clos !

Quand au masque obligatoire en milieu clos à partir du 1er août : il semble manquer quelque chose à cette injonction péremptoire qui a toutes les chances d’être surinterpréter. Heureusement, des médecins remettent un peu de justesse dans les discours. Frédéric Adnet, chef du service des Urgences du CHU Avicenne à Bobigny a rappelé quelques fondamentaux : le virus n’aime pas les courants d’air, les milieux clos doivent donc être aérés. Quid aussi de l’entretien des systèmes d’aération de ces espaces clos, magasins et autres ?

Ensuite, toujours selon le professeur Adnet, pas nécessaire de porter un masque au grand air. Dont acte, surtout pour les enfants et les jeunes. Toujours selon lui, en-dessous de 40 ans, la mortalité est faible, le principal risque pour les jeunes est de le transporter à leurs parents et personnes âgées. Il dit aussi clairement que le port du masque, les gestes barrières et autre gel ne tuent pas le virus : ils ne font que le ralentir. Donc, plus on portera de masque et consort, plus on ralentira l’immunité collective et plus le virus perdurera. Ferons-nous le choix de coopérer avec la nature ou de s’en défier ? La vraie question.

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