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Décision de l’Autorité de la concurrence : Bernard Hayot répond à Victorin Lurel

Décision de l’Autorité de la concurrence : Bernard Hayot répond à Victorin Lurel

Le communiqué du groupe Bernard Hayot ne lève pas tout les doutes et interrogations de Victorin Lurel.

L’information est tombée tard dans la nuit : le groupe Bernard Hayot a répondu par communiqué interposé à la prise de position du sénateur guadeloupéen Victorin Lurel, suite à la décision de l’Autorité de la concurrence de valider la vente du Géant du Robert à ce groupe.

Le groupe Hayot répond donc, sur quelques points, aux dires de l’ancien ministre de l’Outre-Mer à l’origine de la loi contre la Vie chère Outre-Mer.

Tout d’abord, le groupe ne serait pas en position de monopole. Pour le prouver, il dévoile les parts de marché de tous les acteurs officiant dans les surfaces alimentaires de plus de 400m2 en Martinique et en Guadeloupe. Après la vente du Géant, le groupe GBH détient 28% de part de marché (contre 21% avant la vente), devenant le premier distributeur de la Martinique, devant le groupe Parfait qui détient 22%. Ce n’est donc pas un monopole mais une leadership majeur ou une position dominante fort d’un écart de 6% entre le 1er et le second et 12% avec le 3e !

En Guadeloupe, le groupe est en troisième position avec 16% de part de marché, derrière le groupe Safo (22%) et le groupe Ho Hio Hen (18%). Après la vente du Géant du Gosier dont nous prenons le parti d’estimer la part à 7%, identique à celle du Géant du Robert, Si le groupe GBH achète, il passera de 16% à 23%, devenant le premier distributeur de ce territoire. Ce communiqué montre également que, quelque soit l’opérateur emportant la vente du Géant du Gosier, les cartes seront complètement rebattues en Guadeloupe.

Encore des interrogations et des doutes

Dans son communiqué, le groupe GBH rappelle que la décision de l’Autorité de la concurrence est le fruit d’une procédure de six mois durant laquelle les fournisseurs et concurrents du groupe ont été interrogés. Et le groupe s’engage sur l’élargissement des gammes, la baisse des prix et le travail avec les filières agricoles.

Dans son communiqué, le groupe ne dit rien en revanche sur l’utilisation d’Euromarché, une enseigne sortie de la nuit des temps avec la possibilité de positionner toutefois les produits Carrefour dans les rayons, la présence du groupe en amont de la distribution avec ses agences de marques qui en font un fournisseur de ses concurrents, notamment en détenant les budgets de promotion, et le refus de nomination d’un mandataire pour contrôler tout cela, pour comme l’a évoqué Victorin Lurel.

Ce communiqué n’est donc pas de nature à lever toutes les interrogations et les doutes du Sénateur guadeloupéen.

 

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