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Crise du ciment

La demande de sacs de ciment se maintient, mais le vrac destiné aux industriels enregistre une baisse de 30 % depuis le début de l’année.

“D’ici un mois, il n’y a plus d’autres gros chantiers”, constate inquiet Patrick Vandresse, directeur général des Ciments Guyanais “et rien ne présage d’une amélioration avant 2006-2007”, prédit-il.
De 72 000 tonnes de production en 2004, la seule usine de ciment de Guyane table au mieux sur 62 000 tonnes cette année. ” Nous avons construit cette usine à la fin des années 80 parce que la Guyane consommait à l’époque 100 000 à 120 000 tonnes de ciment par an : nous sommes loin du compte aujourd’hui d’autant que nous avons une capacité à 180 000 tonnes. ”

L’entreprise a en outre investi 4 M€ en 2003 dans une nouvelle chaîne d’ensachage pour se mettre aux normes européennes qui recommandent des sacs d’une capacité de 25 kilos. “ Cette crise est essentiellement le résultat d’un défaut de programmation et de financements ”, analyse Patrick Vandresse. “ Cettte situation se reproduit entre deux Docup et met en évidence la faiblesse de nos donneurs d’ordres, notamment les sociétés d’économie mixte qui ont des problèmes internes d’organisation et de financement. ”
Et le chantier Soyouz qui devait démarrer en juillet dernier (I.E. n° 28), n’a débuté qu’en 2005 sans l’effet d’entraînement attendu.
Ironie de l’histoire, au moment où le BTP s’éffondre en Guyane, le ministre délégué au Logement et à la Ville, Marc-Philippe Daubresse annonce des records historiques dans la construction de logements en 2005 en métropole.

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