Économie

Contingent de rhum : refonte totale du système nécessaire

Contingent de rhum : refonte totale du système nécessaire

Entre les producteurs de rhums de la Martinique et de la Guadeloupe, le calme semble être revenu après la tempête créée par la répartition du nouveau contingent de rhum octroyé par l’Europe voilà trois ans.

Entre les producteurs de rhums de la Martinique et de la Guadeloupe, le calme semble être revenu après la tempête créée par la répartition du nouveau contingent de rhum octroyé par l’Europe voilà trois ans. Or, en détaillant le décret du 15 juin 2018, il apparaît que le groupe La Martiniquaise dispose à lui seul de 54,4% exactement du contingent total avec ses distilleries Depaz, Dillon et Saint-James. La distillerie du Simon, qui est pourtant le plus gros producteur de rhum de la Martinique, ne dispose que de 16,4% de capacité d’exportation ; Bellonie & Bourdillon disposant de 21,9% du contingent et toutes les autres distilleries se répartissant les 7,2% restants du total.

De même, même si la Guadeloupe a une longue tradition de production de sucre et de rhum de sucrerie, ne disposant que de 17 007,36 hectolitres d’alcool pur à l’export pour un secteur du rhum en plein développement sur le marché national contre 52 789,1 hectolitres pour la Martinique, le déséquilibre est flagrant. Ces déséquilibres trop importants ne pourront pas être rattrapés en déshabillant Pierre pour couvrir Paul : c’est ce qui a été tenté et a créé les grandes crispations durant des mois. L’unique solution serait de sortir du principe du contingentement et de laisser l’ensemble des distilleries jouer leurs chances sur le marché national, quitte à ce que les services fiscaux imaginent, avec les professionnels, un nouveau système de taxation.

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