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Caraïbe Industrie trie

Grâce à la gestion des déchets, ce spécialiste du polystyrène et des piscines en résine composite n’envoie plus de déchets à la décharge. Un projet d’entreprise qui a fédéré tous les salariés.

Mettre le nez dans la poubelle est salutaire : “Le tri induit des effets secondaires intéressants : l’atelier est plus propre, mieux rangé, le cadre de travail s’est beaucoup amélioré”, constate agréablement René Dumont, gérant de Caraïbe Industrie, implanté à Baie-Mahault en Guadeloupe. Pour en arriver là, Caraïbe Industrie s’est appuyé sur la motivation sans faille de son dirigeant, de son personnel et sur les conseils du cabinet Proactive Ingénierie : “Le projet est né d’une réflexion personnelle pour préserver l’environnement : j’avais en effet constaté que le développement de l’activité générait encore plus de déchets. Les rotations des bennes augmentaient, mais j’étais incapable de définir exactement leur contenu”, se souvient René Dumont. Ce qui a conduit à un premier travail d’identification et de quantification des déchets avec le bureau d’études.
Ensuite, il a fallu convaincre : “Cela n’a pas été compliqué : avec des photos à l’appui et des informations pédagogiques sur la nocivité des produits, nous avons obtenu l’engagement de tous dans un plan d’action et c’était une belle satisfaction !” poursuit-il.
Les attitudes sont responsables : “Les contraintes du tri sont acceptées au vu de l’intérêt pour l’environnement : même le service des achats les ont intégrées dans leurs exigences. Par exemple, dans les bureaux, il n’y a plus de bloc-notes, et nous recyclons tous les papiers”, précise René Dumont. L’investissement, hors frais du cabinet conseil, a été de 9 000€. Il comprend une benne, un recycleur de diluant, un bac de rétention pour les fûts, des poubelles pour les chiffons souillés et la signalétique.
Mais, trier n’est pas tout. Encore faut-il pourvoir faire traiter les matières. La plasturgie est une activité polluante, en raison de la nocivité des déchets : la prise en charge des déchets dangereux n’est pas optimale en Guadeloupe. “Difficile de trouver des prestataires. Les filières de traitement sont mal organisées et il y a beaucoup d’inertie. Pour les fûts par exemple, j’ai proposé que le prestataire installe sa presse sur un plateau de camion. La presse se déplacerait dans les usines au lieu de nous faire transporter les fûts vides”, explique René Dumont. Pour aller plus loin, Caraïbe Industrie vient d’investir dans un broyeur. Le procédé va lui permettre de réintégrer les 8% de déchets de polystyrène dans la production voire de les valoriser pour fabriquer de nouveaux produits.

Caraïbe Industrie : chiffres clés

Date de création : 1991
Activité : fabrication de lettrage
isolant en polystyrène expansé, piscine
Nombre de salariés : 17
Certification : ISO 9001 en cours
Type de déchets : cartons,
plastiques, fûts métalliques, chiffons souillés, diluants, palettes
Chiffre d’affaires : 3 M€

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