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Banque aux Antilles-Guyane : BPIFrance prend ses propres quartiers

Banque aux Antilles-Guyane : BPIFrance prend ses propres quartiers

Bpifrance est devenue une “banque publique de plein exercice” aux Antilles-Guyane depuis le 1er janvier 2019. Sa première agence ouvrira le 1er avril.

Bpifrance est devenue, depuis le 1er janvier 2019, une “banque publique de plein exercice” aux Antilles-Guyane, c’est-à-dire qu’elle s’organise à partir de cette date, jusqu’à début 2020, pour disposer de ses propres équipes et locaux en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Implantée aux Antilles-Guyane depuis 2014, Bpifrance est hébergée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) en Guadeloupe et adossée à l’Agence française de développement (AFD) pour le montage technique des dossiers aux Antilles-Guyane. À compter du 1er avril, Bpifrance ouvrira donc sa première agence à la Jaille, à Baie-Mahault, avec deux collaborateurs. La Guyane devrait suivre, puis la Martinique, le temps d’accompagner socialement les sept collaborateurs de l’AFD suivant les dossiers dans ce territoire. “D’ici à 2020, nous aurons une équipe de six personnes, soit deux collaborateurs par territoire”, précise Michèle Papalia, directrice régionale Antilles-Guyane de Bpifrance.

Bpifrance accompagne les investissements en innovation de rupture ou de changement de pratiques ou de services, en financement direct, en garantie avec les banques et sous forme d’avances sur les marchés publics. Ce dernier métier absorbe une part importante de l’investissement aux Antilles-Guyane, ce qui préoccupe Bpifrance, à cause des dérives constatées. En effet, alors que les avances devraient être portées pendant trois à six mois par Bpifrance, c’est-à-dire que ces prêts relais aux entreprises réalisant des travaux pour les collectivités devraient être remboursés par la collectivité dans ces délais ; aujourd’hui, ils se retrouvent encore dans les comptes de Bpifrance 24 voire 48 mois plus tard. Ce qui confirme la mauvaise situation des finances des collectivités locales, et qui entraîne des difficultés de trésorerie dans les entreprises. L’exemple le plus récent est celui de Satrap, société martiniquaise, du BTP et des transports terrestres existant depuis 1995, liquidée fin décembre après une mise en redressement en mai 2018.

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