Transport

Cabotage : l’idée fait son chemin

Cabotage : l’idée fait son chemin

Un projet pourrait voir le jour dans les prochains mois.

Le Grand port maritime (GPM) de Guyane est en train de mener la deuxième phase de l’étude sur le cabotage entre le Nord Brésil, l’État du Para, le Suriname, le Guyana, l’Amapa et les Antilles. Il s’agit maintenant d’imaginer un plan d’action, d’intéresser des armateurs pour un trafic estimé à 100 000 tonnes par an pour débuter entre le plateau des Guyanes et les Antilles. Si l’offre est là, les volumes pourraient aisément atteindre 200 000 tonnes pour un trafic sous forme de groupage, voire de roulier et semi-vrac. Pour ce type de ligne, il faudrait un navire mixte pouvant recevoir à la fois du conteneur et du trafic roulier, etc. Il pourrait concerner le transport du bois, du riz, d’aliments pour le bétail, de viande, de produits de la mer, de végétaux, etc. Par exemple, le Guyana est le premier exportateur de riz en Europe, une production qui est réexpédiée vers les Antilles françaises et la Guyane : on peut imaginer que le riz arriverait en direct. De même, les éleveurs de Guyane, voire des Antilles, peuvent être intéressés par des tourteaux d’oléagineux pour leurs animaux. Le GPM de Guyane se positionne donc en tant que facilitateur pour intéresser les opérateurs, notamment du Brésil, et pour travailler sur les verrous juridiques à lever. Pour optimiser le chargement du bateau, l’idéal serait en effet que la ligne ne touche qu’un port au Brésil, un seul au Suriname, en Guyane et aux Antilles, pour éviter les problématiques de pavillon au Brésil.

Deux tiers de ces produits devraient passer par le poste frontalier en cours d’installation sur le GPM de Guyane.

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