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Etats généraux en Guadeloupe et en Martinique

Les membres des ateliers sur l’intégration régionale veulent travailler en convergence

Après moult hésitations, réflexions sur la méthode, et premiers pas mal assurés, force est de constater que quelque chose se passe dans ces Etats-généraux.
Certains ateliers rencontrent plus de succès que d’autres : la formation des prix, l’identité et la gouvernance parlent plus au quotidien des Martiniquais et des Guadeloupéens, constatent de concert Claude Girault et Bertrand de saint-Germain, respectivement coordinateurs pour la Guadeloupe et pour la Martinique. “Durant le premier village des Etats-généraux, nous avons récolté plus de 400 questionnaires consommation”, confirme le professeur Delile Diman, présidente de l’Atelier formation des prix. Mais de nombreux présidents regrettent que l’Etat ne met pas franchement les moyens, notamment en Martinique : “L’Etat confond neutralité et abstention, il fait mine de ne pas constater que les présidents et rapporteurs sont des bénévoles, chefs d’entreprises qui ont été malmenés durant ces conflits, qui ne sont certes pas avares de leur temps, mais qui ne peuvent en outre pas faire l’intendance”, déplorent Manuel Baudoin, coprésident de l’atelier sur l’égalité des chances et la promotion de la diversité ainsi que Pierre Marie-Joseph, coprésident de l’atelier sur les productions locales.
Quant à l’atelier sur l’Intégration régionale en Guadeloupe, il est en train d’élargir son champs : “Nous souhaitons rapidement établir des réunions de travail avec les membres de l’atelier en Martinique pour porter des propositions communes concernant l’évolution du droit national, communautaire et international qui nous concerne”, déclare Aldo Blaise, le président de cet atelier, maire de la commune de Saint-Anne et conseiller régional de Guadeloupe.
Selon lui, les sujets en effet ne manquent pas : la circulation des personnes dans l’espace Caraïbe, les dispositifs juridiques généraux, ceux concernant plus particulièrement le droit des affaires, la fiscalité… “Notre atelier ira bien au-delà des Etats généraux. Nous devons déjà être fin prêts pour porter les modifications nécessaires du droit national en octobre au Président de la République”, poursuit celui dont l’atelier vient de lancer un site Internet propre (www.laguadeloupecaraibes.fr) pour nourrir le débat aussi avec tous les Caribéens.

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