Refaire notre réputation : du bien beau boulot pour nos élus nos entrepreneurs !
La compréhension des choses est toujours meilleure que l'ignorance qui est source de toutes les crispations. Nous devons comprendre pourquoi nous avons mauvaise réputation dans la Caraïbe.
J'ai récemment participé à un voyage dans une île anglophone voisine où des opérateurs des Antilles françaises remportent, vaille que vaille, quelques marchés.
Au détour d'une discussion avec des confrères du cru concernant une route fort bien faite d'ailleurs, j'apprend que l'attribution à l'entreprise des Antilles françaises concernée a fait l'objet d'une levée de boucliers, parce que l'entreprise en question aurait mauvaise réputation notamment parce qu'elle ne respecterait pas les normes locales.
Pour justifier cette attribution, le gouvernement aurait alors expliqué qu'au regard du financement européen pour ces travaux, il lui était obligatoire d'attribuer ce marché à cette entreprise française.
D'une part, la justification est fausse : l'Europe, qui plus est la France, n'exige aucune réservation de marché pour les entreprises européennes qui participent aux appels d'offres qu'elle finance. C'est une question sensible qui fait l'objet régulièrement des montées aux créneaux des entreprises françaises dans le monde pour faire changer cette posture ; parce que les autres grands financeurs d'infrastructures dans le monde ne font pas preuve d'autant de scrupules.
D'autre part, constater que la réputation de nos entreprises n'est pas la meilleure, même si leur savoir-faire est reconnu, doit nous interpeler. Si nous voulons développer nos échanges avec nos voisins, nous devons changer cela.
Enfin, constater qu'un gouvernement d'un pays voisin, souvent présenté comme ami, préfère argumenter devant sa population en distordant le réel doit aussi nous interroger, non pas pour le stigmatiser, mais pour comprendre pourquoi les choses se passent ainsi et pour sortir par le haut de cette situation.
Du bien beau boulot pour nos élus !
A la prochaine fois


Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































