Le BTP est en crise aux Antilles-Guyane : voilà quelques raisons...
La semaine dernière s'est tenue en Guadeloupe une réunion de crise autour du secteur du BTP : il est vraiment sinistré dans l'île sœur, et les acteurs économiques ne savent plus sur quel ton le dire pour être entendu.
Quand on regarde dans les plis, outre de constater que les finances des collectivités sont en diminution drastique, rendant impossible tout soutien immédiat, la présidente de la chambre de commerce et d'industrie a souligné qu'outre le nombre important d'appel d'offres infructueux, - ce qui interpelle déjà -, que des procédures sont de plus en plus enclenchées, quelques fois de manière intempestives, par ceux qui ne sont pas attributaires de lots. Ce qui a pour incidence de ralentir pour plusieurs mois le démarrage des chantiers.
Elle a estimé à 20M€ le montant de marchés entrant dans cette catégorie pour la seule année 2011.
C'est une somme importante qui n'irrigue pas l'économie guadeloupéenne par ces temps de crise.
Deux réflexions à cette situation :
La première est que plus que jamais, par ces temps de tension, la totalité de la procédure concernant les marchés publics doivent être strictement respectés par les donneurs d'ordres. Pour éviter que toute suspicion ne vienne entacher ce business déterminant par temps de crise.
Les donneurs d'ordres, mais aussi les politiques et les services de l'Etat doivent veiller à leur bonne exécution pour contribuer au retour de la confiance.
La seconde réflexion est qu'effectivement, nous observons dans nos régions une tendance très américaine à la judiciarisation de tout et au déclenchement de procédures pour simplement gêner l'autre. Là aussi, veillons à ne pas nous perdre.
Ce qui vaut pour la Guadeloupe est tout aussi vrai pour la Martinique.


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