Port de Fort-de-France : entre joie et colère !
Il y a des jours où la colère ne fait que monter alors que la joie devrait submerger.
Voilà les sentiments contradictoires qui m'ont animé en recevant, au nom du Port de Fort-de-France le trophée du Port de l'année décerné une fois par an par la Carribean Shipping Association, pour d'une part la capacité de notre port à traiter des containers et d'autre part, pour sa capacité d'adaptation à la demande du client !
J'insiste sur le mot capacité !
La Carribean Shipping Association qui regroupe pas moins de 37 Etats de la Caraïbe et deux fois plus de ports, reconnaît, après enquête notamment en client mystère, qu'au regard des volumes que nous traitons aujourd'hui, que nous avons tout ce qu'il faut pour devenir un grand port de la Caraïbe !
Les Caribéens saluent notre potentialité...
Yo ka ban nou fos là, et nous là ka fè ti bra !
Nous sommes là en train de vouloir faire payer à une bête, exangue, c'est-à-dire au pouvoir d'achat local, des demandes d'augmentation de revenus, alors qu'il nous suffit d'aller chercher du volume puisque techniquement, nous sommes bons !
Fierté, mais colère, parce que ce versant de l'attitude des professionnels du port coûte cher à la population locale.
Si notre port fonctionnait à plein régime, notamment avec une activité transbordement qui pourrait déjà exister depuis longtemps, le nombre de personnes employées sur le port serait deux fois plus important. Et l'effet serait identique sur toute la chaîne logistique en amont et en aval !
Pour être bien clair : accroissement d'activité = plus d'emplois = plus de revenus !
Quand allons-nous nous décider à enclencher le cercle vertueux ?
Pour que la joie ne soit que joie !
A la prochaine fois


Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































