Semaine très européenne pour les Antilles françaises
Tout d'abord, le passage de Pedro Solbès, ancien commissaire européen, chargé de rédiger d'ici juillet un rapport sur l'intégration des régions ultrapériphériques dans la stratégie à 2020 de l'Europe.
Et dans la foulée, la tenue sur deux jours d'une consultation entre les représentants de la Guadeloupe, de la Martinique, de Saint-Martin, Saint-Barthélemy, de la Guyane, de l'Etat français, avec Shriley Skeritt, ambassadrice des Etats de la Caraïbe orientale auprès de l'Union européenne, co-présidente du groupe de travail technique sur la stratégie Caraïbes-Union européenne.
Pedro Solbès bouclait son tour de la totalité des RUP par la Martinique et la Guadeloupe, et ce passage est loin d'être anecdotique : dans le contexte de crise et de décroissance, l'Europe est en train de redistribuer ses cartes, non seulement financières, mais aussi stratégiques.
La Commission et le Parlement semblent ne plus vouloir être les seuls à réfléchir à tous les détails de la stratégie, redonnant en quelque sorte la main aux régions, même les plus éloignées.
C'est la même approche qui prévaut avec Etats de la Caraïbe. Cette fois, contrairement à ce qui s'est passé lors des discussions des Accords de partenariat économiques, les collectivités européennes de la Caraïbe sont consulté avant la rédaction du document final qui doit lui aussi être présenté en juillet.
Vis-à-vis des DOM, ces deux approches convergentes présentent cependant la même faiblesse : celle de les consulter à deux mois du rendu de ces rapports alors que les travaux ont débuté depuis de nombreux mois.
Ne rechignons pas : les points bloquants, nous les connaissons.
Et il tient à nous aussi d'être plus présents dans ces instances !
A la prochaine fois


Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































