Le monde change, cela craquelle de partout
Cela craquelle de partout, provoquant sidération voire sentiment d'impuissance, tellement nous sommes habitués à évoluer dans un contexte déformant mais auquel nous nous sommes faits.
Et pourtant, que voyons-nous tomber ?
Des pratiques qui semblaient être devenues la règle, mais qui étaient inavouées :
on l'a vu avec les quotas dans le football dont la révélation gène aux entournures parce qu'on sent bien que la méthode n'est pas récente.
On le voit sur la cherté des prix dans nos régions qui est le résultat d'accumulations de laisser-faire qui auraient dû être arrêtées depuis longtemps.
Par exemple, est-il normal que la marge du vendeur de produits soit appliquée après l'ajout de l'octroi de mer et non pas avant ? Comme pour la TVA ?
On le voit encore dans les relations que nous développons avec l'Europe.
Jusqu'à présent, nous étions plutôt méfiants vis-à-vis de la Communauté, nous intéressant peu à la bonne connaissance des mécanismes européens. Provoquant, chaque année, que nous nous retrouvions sous la menace de rapatriement vers l'Union d'euros parce que nous n'avions pas su les dépenser.
Pourtant, bon an, mal an, nos pays se sont développés et, même si nous traversons une période de crise en ce moment, nous sommes sur le point de sortir de l'objectif prioritaire européen, provoquant du coup une baisse remarquable des fonds alloués à la Martinique pour la prochaine programmation.
Nous nous retrouvons donc dans l'obligation de changer, dans l'urgence, notre niveau de discussion avec l'Europe.
Tous ces changements dérangent nos habitudes, mais il était temps qu'ils arrivent.
C'est juste dommage qu'ils se passent sous la contrainte.
A la prochaine fois.


Concentrés que nous sommes sur la formation du gouvernement français après l'alternance survenue le 6 mai dernier, nous en négligeons ce qui se passe dans notre région.
Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































