Les choses s’accélèrent
Entendre un spécialiste des finances territoriales, c'est-à-dire des communes,
expliquer de manière précise et compréhensible pour tout le monde que les collectivités de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane sont confrontées à des problèmes financiers graves, qu'elles doivent se restructurer, trouver en interne des sources d'économies et que qu'elles ne doivent rien attendre de l'extérieur pour se refaire, est déjà quelque d'inimaginable, ne serait-ce il n'y a quelques mois.
Voire le clou enfoncé la même semaine par le secteur économique privé autour de l'Institut d'émission de l'Outre-Mer, l'Iédom Martinique, dans l'enceinte de la Chambre de commerce est une coïncidence qui donne l'ampleur de la gravité de la situation.
La seule alternative est que tout le monde, partenaires sociaux compris, se mettent autour de la table et souque dans la même direction parce que le gros temps approche.
En effet, rien ne permet véritablement d'envisager une reprise vigoureuse immédiate : du fait de la défaillance d'un opérateur important, le chiffre d'affaires de la grande distribution se déplace vers les autres intervenants mais n'augmente pas, les ventes de véhicules sont attendues en recul de 6% pour l'année 2011, le BTP espère au mieux maintenir l'activité grâce au logement social, le tourisme commence à penser
ses plaies...
Arrêtons là l'énumération : l'ensemble des indicateurs sont au rouge.
Est-ce une raison pour désespérer : je pense que non. C'est juste un retour au réel dont nous avons retardé autant que possible la prise en compte.
Pour ceux qui ne voulaient pas la voir, espérant d'hypothétiques trésors de guerre : la crise est là.
Pour passer le cap, nous sommes aujourd'hui contraints de changer nos pratiques de production, de commercialisation, de consommation, de discussion, d'être imaginatifs tout en étant solidaires.
Car qui peut rester en effet insensible au chômage des jeunes qui culmine à 62% ?
Cette crise signe peut être le retour d'un peu d'intelligence collective.
A la prochaine fois


Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































