Évelyne Crespo, directrice d'IFSL Guyane
Magazine Financement des entreprises
"Rien n'est impossible"
SON PARCOUR
Après un séjour de six ans en Afrique noire, Évelyne Crespo et son conjoint sont revenus à Toulouse, mais ils ont eu du mal à se réadapter. Aussi dès qu'une opportunité s'est offerte à eux, ils ont refait leurs valises pour les poser en Guyane. Psyschoclinicienne, elle développe ses talents à Kourou.
IFSL GUYANE
Création : 1999
Nombre de salariés : 37 dont 22 à temps-pleins
Activité : formation et conseils
Marchés : bassin d'emploi de Kourou
Clientèle : entreprises, demandeurs d'emplois, RMistes, jeunes
Perspectives : développer un pôle entreprise, dresser un bilan de l'atelier de pédagogie personnalisée à Sinnamary.
Qu'est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?
IFSL Guyane est née de ma rencontre avec Éric Schocron. Alors que j'étais salariée de l'Institut de formation de Saint-Laurent (IFSL), j'ai mené une action sur Kourou lors de laquelle j'ai pris conscience du besoin de formation professionnelle en Guyane pour permettre l'insertion sociale et professionnelle. Un an plus tard est née a SARL IFSL Guyane. La structure a été créée en même temps que la diffusion d'un appel d'offres important dans ce secteur. Nous l’avons reporté et il nous a permis de mettre en place un atelier de pédagogie personnalisée permanent,. Cela nous a aussi assuré le démarrage de notre activité et d'asseoire notre prestation.
Quels sont vos atouts ?
Notre expérience, nos compétences, notre connaissance du territoire guyanais et une équipe de professionnels. En Guyane, nous suivons un contrat d'études prospectives, qui aboutit sur un gros programme de formation pour les formateurs. Aussi sommes-nous crédibles auprès de nos partenaires qui reconnaissent la qualité de notre travail. Par ailleurs, l'équipe de direction s'est étoffée et est tendue vers un même objectif.
Quels sont les points de votre activité que vous avez toujours eus en ligne de mire ?
Toujours se remettre en question, ne jamais se laisser aller. C'est pourquoi nous avons créé une antenne de formation à distance à Sinnamary.
Quelles sont vos recettes pour durer ?
Nous faisons attention à être toujours innovants. De plus, nous entretenons des relations étroites avec les syndicats de formation professionnelles en métropole : il est important de garder le lien avec des personnes aux compétences affirmées.
Quelles sont aujourd'hui vos zones de progrès ?
Au niveau de la gestion, nous avons recruté un responsable et une aide-comptable à côté de notre comptable. Nous avons également progressé au niveau de la gestion des ressources humaines : nous gérons les emplois prévisionnels, organisons désormais des entretiens professionnels et ce, en plus des entretiens annuels.
Pensez-vous qu'une entreprise puisse croître indéfiniment ?
Au regard de notre exemple : oui ! Néanmoins, si l'on veut croître, il faut se donner les moyens et accepter ce développement. En ce qui nous concerne, nous envisageons de créer d'autres structures en parallèle afin de ne pas devenir une très grosse structure et de ne pas dépasser les 50 salariés au sein d'IFSL.
Quels points vous préoccupent pour l'avenir ?
Par rapport à notre activité, le problème des financements. Les besoins en formation sont de plus en plus nombreux et les financements de moins en moins importants. Or, l'explosion démographique est bien réelle et les personnes peu qualifiées de plus en plus nombreuses.
Les élections présidentielles approchent : si vous étiez élue présidente de la République, quelle serait votre première décision pour dynamiser l'activité économique, pour redonner confiance ?
J'orienterais mon discours vers l'incitation à la création d'activité en diminuant la lourdeur administrative. Aujourd'hui, les personnes se découragent rapidement. En Guyane, les personnes comme je l'ai précédemment dit, sont peu qualifiées, aussi serait-il peut-être judicieux de revoir la formation initiale, de mieux adapter l'enseignement aux enfants... Enfin, il serait bon d'attirer les investisseurs... Il y a beaucoup à faire en Guyane et ce n'est pas impossible.


Concentrés que nous sommes sur la formation du gouvernement français après l'alternance survenue le 6 mai dernier, nous en négligeons ce qui se passe dans notre région.
Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































