Prix du Manager 2003 Guyane : Scierie du Larivot
Magazine Export : Coopération régionale - Nov 2003
Nom : Christian Lourgouilloux Fonction : Gérant de la Scierie du Larrivot Activité : Scierie
Création : 1992
Nombre de salariés : 29
Surface de l’usine : 6 000 m2
Produits : parquets, lambris, etc. Nouveautés : parquets déjà vernis, lazurés, bardages peints, lambris peints
Provenance de la matière première : Guyane : 33.000 m3 de bois usinés par an par la scierie sœur Saramaca implantée à Kourou sur un total Guyane de 75 000 m3.
Clientèle : BTP, particuliers, collectivités, professionnels de la seconde transformation en vente directe
Marché : 90% en local. 10% à l’export sur la Martinique à destination du dépôt maison qui diffuse les produits.
Perspectives : participer à la structuration de la filière bois qui est à ce jour sinistrée en Guyane.
Dans l’entreprise : Au sein de la Scierie du Larivot, les dispositions relatives aux conditions de travail des salariés sont respectées.
Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?
L’exploitation forestière est une activité qui me passionne. J’ai saisi une opportunité en reprenant l’Exploitation forestière guyanaise (EFG), une entreprise qui vivotait. L’emplacement est idéal pour diffuser les produits : 5 hectares situés à la périphérie de Cayenne, à côté du port et sur la voie d’accès vers Kourou, etc.
Quelle est la vision qui a sous-tendu la création de votre entreprise ?
Les perspectives de développement qu’offrait une entreprise. Nous avons tout de suite renouvelé l’outil de production.
Quels sont vos atouts ?
Je suis méthodique. Par ailleurs, j’ai suivi une formation de gestionnaire d’entreprise. Je connais bien la forêt et la Guyane : je travaille depuis 1972 dans le bois.
Quels ont été les points de votre activité que vous avez toujours eus en ligne de mire ?
Développer les produits finis à valeur ajoutée (parquet, bardages, lambris, etc.) : cela nous permet d’avoir un temps d’avance sur nos concurrents. Nous venons d’ailleurs d’acquérir des machines automatiques pour vernir et peindre le bois.
Quelles sont vos recettes pour durer ?
Mettre en place une image de qualité en s’appuyant sur l’accueil du client le meilleur. Apporter un soutien aux clients sous forme de conditions de paiement intéressantes. Il s’agit de tout faire pour fidéliser les clients pour avoir la capacité de les choisir.
Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?
Nous rapprocher des bassins d‘approvisionnement en créant de petites unités de sciage mobiles pour limiter les coûts de transport. Nous avons créé deux petites scieries à Regina et sur la piste de Belizon. Par ailleurs, nous poursuivons la modernisation de l’outil de production : nous venons d’investir dans une raboteuse quatre faces plus précise. La prochaine étape consistera à créer une unité à Macapa au Brésil. Mais nous ne faisons les choses qu’à partir du moment où nous avons trouvé l’homme compétent.
Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indéfiniment ?
Non. Cependant, elle doit avoir une marge de progression.
Y a-t-il un point qui vous préoccupe pour l’avenir ?
La difficulté de l‘approvisionnement en grumes. Nous dépendons de l’ONF qui a de moins en moins de moyens pour financer les dessertes forestières, indispensables dans une forêt telle que celle de la Guyane. Par ailleurs, nous avons consommé les crédits alloués par l’Union européenne dans ce domaine. Je crains d’être limité en capacité de stockage.
Si vous étiez président de la future assemblée unique, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique ?
Privilégier la production locale. Former une commission ad hoc de tous les producteurs de Guyane dans tous les domaines et filières.


Concentrés que nous sommes sur la formation du gouvernement français après l'alternance survenue le 6 mai dernier, nous en négligeons ce qui se passe dans notre région.
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