Prix Inter-Entreprises du Manager 2003 : De belles affaires
Magazine Export : Coopération régionale - Nov 2003
Nous poursuivons la présentation de nos entreprises candidates au 1er Prix Inter-Entreprises du Manager Antilles-Guyane. Après la vision des managers et leurs performances financières, voici leurs produits ou services et leur stratégie dans le domaine
La première édition du Prix Inter-Entreprises du Manager Antilles-Guyane arrive dans sa phase finale : il faut choisir. Dans chaque département, qui sera celui ou celle qui aura été reconnu par ses pairs comme représentant le mieux le dynamisme économique de chacun de nos départements ? Nos jurys se détermineront la veille de chacune des finales. Elles se dérouleront le 21 novembre en Guyane, dans le cadre du forum “J'entreprends en Guyane”, le 25 novembre en Guadeloupe, au WTC à Jarry , et le 28 novembre en Martinique à Madiana, dans le cadre de “Martinique Export 2003”. Mais, avant d’aller plus loin, retour sur une opération au sein de laquelle ont convergé beaucoup d’énergies.
Tout est parti de l’œuvre...
Tout est parti de l’œuvre : nous l’avons découverte lors d’une exposition organisée par le sculpteur guadeloupéen Didier Audrat à l’habitation Clément en Martinique en janvier dernier. Tout y était : l’émergence, la volonté et la confiance en l’avenir. Restait à bâtir tout ce qui allait rendre ce prix incontestable et fédérateur.
Première étape : rassembler autour de nous des experts reconnus dans chacune de leurs parties. Les délégations régionales de l’Iédom de Guadeloupe, Guyane et Martinique pour la partie financière ; les directions régionales du travail en Guadeloupe et Guyane ainsi que l’Association pour l’amélioration des conditions de travail (Aract) en Martinique pour tout ce qui concerne les relations au travail. Nous y avons ajouté la direction régionale des affaires maritimes de Guadeloupe, puisqu’un de nos candidats relève de cet organisme, pour tout ce qui concerne la législation du travail. Et enfin, la direction régionale de l’environnement de Guadeloupe, Guyane et Martinique pour observer la partie environnement. Tous ces organismes ont immédiatement accepté de nous apporter leur expertise.
Des experts de qualité
En nous tournant vers ces experts, nos objectifs étaient triples : d’une part, apprécier nos entreprises avec les mêmes critères financiers comme le font nos banquiers mais aussi tous les opérateurs nationaux voire internationaux. Les entreprises qui travaillent sur plusieurs sites le savent bien de même que nos entreprises qui font de l’import-export. Or, nos économies sont en développement : des entreprises jusqu’alors concentrées sur leur unique marché vont devoir aller proposer leurs produits et services ailleurs si elles veulent survivre. Si elles n’accompagnent pas leurs savoir-faire de systèmes d’organisation et d’information compréhensibles par leurs partenaires où qu’ils soient, elles se mettront elles-mêmes hors jeu.
D’autre part, le suivi de la bonne observance de la législation du travail nous a paru indispensable parce que le chef d’entreprise ne bâtit pas seul la valeur ajoutée. Ses collaborateurs sont des éléments essentiels. Or, l’apport d’éléments extérieurs pour maximiser une idée n’est jamais chose évidente.
La législation du travail peut effectivement être considérée uniquement sous l’angle d’un carcan qui enserre voire entrave l’entreprise, mais elle peut aussi être observée comme un moyen pour sécuriser les organisations : elle définit les droits et les devoirs des deux parties à travers des pratiques normalisées.
Ce minimum social (personnel déclaré, payé en temps, impliqué dans l’organisation) nous paraît indispensable pour parler d’entreprise. Libre après à chacun d’écrire la partition en accord avec sa vision.
Enfin, l’environnement : nous sommes intimement convaincus que l’on ne peut plus produire de la valeur ajoutée sans se préoccuper de l’incidence de cette production sur l’environnement. Pendant de nombreuses décennies, nous avons produit en faisant fi de cet élément qui nous est donné à tous, la planète. Les résultats sont là : pollution de l’air, du sous-sol, de la mer, montagnes de déchets... Il nous faut changer de pratiques et ne plus penser que les actions pour protéger l’environnement ne concernent que les industries.
Une fête grandiose
Le cadre de notre prix défini, restait à convaincre les managers d’adhérer à notre démarche. À l’aide de nos experts financiers, nous avons établi une liste d’entreprises correspondant aux critères retenus (plus de trois ans d’existence, une activité en progression, une bonne rentabilité...). Il y en avait quinze par département.
Ces entreprises présélectionnées ont reçu un dossier leur présentant le prix, et sa philosophie. Nous leur disions en substance : “Vous êtes excellents dans votre partie, nous souhaitons saluer vos performances et vous récompenser pour votre participation active au dynamisme de nos économies.”
Cette étape était capitale : nous sommes encore trop souvent uniquement habitués à braquer les projecteurs sur ce qui ne va pas, mais à taire, à jeter un voile pudique sur ce qui va. Nous sommes encore trop souvent façonnés par le “pas une tête ne dépasse”, renforçant le nivellement par le bas, alors qu’il faudrait au contraire une explosion de talents pour renverser de manière durable la léthargie ambiante. Nous sommes encore trop souvent incapables de dire tout simplement : “Tu fais du bon boulot !”
Ce ne sont donc pas les entreprises qui se sont portés spontanément candidates, mais nos experts et nous-mêmes qui avons sollicité les meilleures d’entre elles. Et elles n’ont rien payé.
Pour cette première édition, nous remercions chacun de ces managers qui contribuent grandement à la qualité de notre opération.
Nous les avons présentés dans notre numéro de septembre 2003. Chacune de leur histoire est singulière (voir IE n°20). Ils sont de tout les âges : de 30 ans à 59 ans. Il y a peu de femmes : 3 dont 2 cogérantes sur 15. Les origines sont variées et s’entremêlent, à l’image de la population de nos départements. Les techniciens dominent. Héritiers, repreneurs, créateurs purs... il n’y a pas de règle. Cependant, une vision commune domine : l’envie de faire ensemble et d’influer sur l’environnement en proposant une alternative à l’existant (production en substitution à l’import, recherche et développement de nouveaux produits et services, nouvelles technologies...).
Afin de les faire connaître du plus grand nombre, nos candidats ont fait l’objet de reportages par nos partenaires médias (Radio Caraïbe International, La Une Guadeloupe, RFO, Antenne Créole Guyane, Antilles Télévision). Cette phase “médiatique” était pour nous également importante : Il s’agissait de contrebalancer l’idée selon laquelle il n’y aurait que des “bads boys” à la tête de nos entreprises, managers auxquels on attribue en outre une pointe particulière d’exploitation sous nos latitudes. Avec nos candidats, nous apportons la preuve contraire de manière éclatante.
Il faut maintenant choisir. Les jurys de chaque département feront leur choix en conscience. Les votes de nos lecteurs, arrivés par mail, fax ou courrier, seront pris en compte : il ne tient qu’à nous que l’histoire soit grandiose jusqu’au bout.


Concentrés que nous sommes sur la formation du gouvernement français après l'alternance survenue le 6 mai dernier, nous en négligeons ce qui se passe dans notre région.
Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































