Prix du Manager 2004 Martinique : Société Martiniquaise des Eaux
Magazine Transmission d'entreprise - Nov 2004
Nom : Manuel Nivet Fonction : directeur général Activité : distribution d’eau
Qu’est -e qui vous a poussé à accepter le poste de directeur général de la SME?
Plusieurs éléments : la perspective d’autonomie, la possibilité de développer des outils et des méthodes pour booster l’entreprise.
Quelle est la vision qui a sous-tendu vos actions dans l’entreprise ?
Tout d’abord, mettre en place un système qualité, pour passer d’une culture orale à celle de l’écrit. Ensuite, travailler au renouvellement du contrat de délégation de service pour la gestion de la fourniture de l’eau sur la zone Centre-Sud en anticipant les exigences du donneur d’ordres. Et enfin, poursuivre la gestion des compétences en améliorant la sécurité et en modernisant l’écoute, la transparence et le dialogue social.
Quels sont vos atouts ?
Les compétences sur nos métiers, notamment grâce aux liens que nous développons avec nos deux maisons mères, la Lyonnaise des Eaux et Générale des Eaux. Autres atouts : la connaissance de la Martinique, de sa population et la motivation de nos effectifs.
Quels sont les points de votre activité que vous avez toujours eus en ligne de mire ?
Les réclamations clients. Nous surveillons également l’évolution des effectifs, afin qu’ils soient toujours en adéquation avec les objectifs. Je suis également très attaché à la formation qui nous permet un meilleur renouvellement des contrats .
Quelles sont vos recettes pour durer ?
Ce n’est pas une recette, mais il faut de la détermination et enthousiasme. C’est fondamental pour convaincre chaque acteur de l’importance de son rôle.
Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?
Les compétences, l’accroissement de la mobilité et la polyvalence.
Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indé-finiment ?
Dans la limité du marché. Si nous restions uniquement sur le marché de l’eau, nous subirions les contraintes de ce marché et notre évolution se ferait au rythme lent de la croissance de la population. Alors que pour l’assainissement, nous pouvons être moteur grâce à notre expertise dans le traitement des eaux usées.
Quels points vous préoccupent pour l’avenir ?
La capacité à mobiliser des fonds externes importants, pour un développement rapide de l’assainissement, secteur dans lequel la Martinique accuse un retard. Les fonds viennent principalement de l’Europe. Or avec l’élargissement, il est possible qu’ils diminuent.
Si vous étiez à la tête de la CCI, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique ?
Je travaillerai sur la mobilisation de capitaux en développant de l’ingénierie financière. Il y a beaucoup d’idées et de projets en Martinique, mais le montage des dossiers est complexe et dissuasif.


Concentrés que nous sommes sur la formation du gouvernement français après l'alternance survenue le 6 mai dernier, nous en négligeons ce qui se passe dans notre région.
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